LA NAISSANCE DU GROUPE Jean ROBERT:

– Le 7 septembre 1943, le détachement « Grandel », installé sur la commune de Jugeals-Nazareth, est attaqué. Certains hommes seront faits prisonniers et déportés.

Ce détachement était composé de 45 garçons sous le commandement de « Justin » (Edouard Valéry). Il est décidé qu’il sera éclaté en petites unités moins vulnérables et plus mobiles.

Un groupe d’une douzaine d’hommes part dans les gorges de la Vézère.

C’est à partir de cet événement qu’est créé le détachement « Jean Robert» qui s’installe dans les bois du Vaysse.

– Le 15 décembre 1943, la 3ème compagnie F.T.P. éclate en deux : la 5ème compagnie est créée autour de Brive. Elie Dupuy, de Jugeals, en prend le premier commandement comme commissaire aux opérations.

Chaque groupe de résistants choisit le nom d’une personne résistante, victime des nazis dès le début de cette deuxième guerre mondiale.

Témoignage de Pierre Guerin dit « JO » (enregistré par radio P.A.C en 1993)

Choix de rentrer dans un maquis ?
« J’avais 22 ans. J’ai refusé de partir travailler en Allemagne. Ma tentative pour passer en Espagne a échoué. J’ai donc dû me cacher en tant que réfractaire au STO… »
– Naissance de ce maquis ?
« Pour entrer dans un maquis, il fallait offrir certaines garanties et prendre contact avec un groupe de résistance… Le 1er camp où je suis allé se trouvait à Clergoux. J’ai été désigné pour faire un stage de cadres de la Résistance à Fanlac à côté de Montignac. J’ai eu pour mission d’organiser un camp dans la région que je connaissais bien… Ma tante, Madame Chastre, qui habitait Saint-Solve m’avait caché au début de ma clandestinité. En octobre 43, on m’a envoyé une dizaine de résistants qui sortaient d’un maquis de la région de Brive. Des gens de la région, de Saint-Solve, que je connaissais bien (Monsieur Pierre Larivière, Monsieur Rémy Pommepuy…) m’ont aidé à installer le camp. J’ai contacté des gens pour nous prêter des outils, du matériel de construction. J’ai cherché des personnes susceptibles de nous ravitailler…

Témoignage de Mr Jean BOYER, (80 ans en avril 2002) :

« Je suis parti en mai 1943 en compagnie de 3 copains pour essayer de passer en Espagne. J’ai été arrêté à Saint- Girons en Ariège… Nous avons été amenés dans un camp de concentration près de Toulouse… En Août 1943, nous sommes partis pour aller en Allemagne mais nous nous sommes évadés en gare de Limoges. Je suis parti donc dans le maquis… Je suis allé à l’école des cadres de Montignac en décembre 1943. Après le stage, j’ai débuté à Aubazine en Corrèze… Après, comme je voulais me rapprocher de la Dordogne, j’ai été envoyé faire la liaison entre le groupe « Jean Robert », celui de Juillac et celui de Pompadour. Nous avons vécu 7 à 8 mois dans le Vaysse…
Je connaissais très bien à Saint-Solve, Monsieur Pierre Larivière, Monsieur Guérin bien sûr, Madame Villeneuve qui nous servait de maison de réconfort et qui nous faisait des chaussettes, Jeannette Vigier et sa mère. »

Témoignage de Mr Henri GOUNET :

« J’avais 17ans. Je travaillais comme valet de ferme chez des gens qui ravitaillaient des maquis. Je portais des messages. A la fin, on m’a conseillé à moi aussi de me cacher… »

Choix du Vaysse?
« Il fallait un terrain propice, que le propriétaire soit acquis à la Résistance et qu’un repli soit facile. » (Monsieur Guérin)
« Le Vaysse avec ses taillis très branchus et pentus se révélait protecteur »
(Monsieur Gauthier)

Cette région boisée, traversée par des cours d’eau encaissés, difficile d’accès et offrant de nombreuses possibilités de fuite, convenait à l’implantation d’un camp.

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