Les mineurs de fond de juin 1941

Un adhérent de notre comité anacr secteur d’Objat nous demande de vous proposer à la lecture un article du Canard Enchaîné du mercredi 2 août car il estime que l’ histoire dont il est parlé mérite d’être portée à l’attention de nous tous.

Voici cet article:

Si vous avez des documents ou des témoignages à ce sujet, écrivez-nous. Nous les ajouterons à cet article.

En bas du monument du Puits du Dahomey de Montigny en Gohelle: « De ce puits la lutte armée commença le 26 mai 1941 contre l’envahisseur et ses valets.  »

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le mois de juin en images

Des adhérents du comité ANACR secteur d’Objat nous font passer des photos de cérémonies auxquelles ils ont participé ou de lieux de mémoire qu’ils ont visité. En voici quelques unes sur les cérémonies du 9 juin 2017 à Tulle …

 

 

 

 

 

…et du 18 juin 2017 à Objat.

 

Photos de MC Bravard

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Concours de la Résistance classe de CM1/CM2

Une première pour le secteur d’Objat:

  • Cette année, la classe de CM1/CM2 de madame Guy, école d’Objat, a participé au concours de la Résistance 1er degré. En effet la participation au concours de la Résistance et de la Déportation, qui existe depuis des années en France, a été élargi depuis 2010 aux classes de CM1/CM2 des écoles élémentaires de la Corrèze. Or le bassin d’Objat n’avait pas encore vu d’écoles participantes.
  • Le sujet proposé aux élèves était « La mémoire des Résistants et déportés de nos villes et de nos villages ».
  • Les élèves et leur maîtresse n’ont eu qu’à aller au coin d’une place proche de l’école pour voir une plaque rappelant le nom d’un Objatois mort en déportation. (taper, dans « recherche  » de la page d’accueil de ce site, le nom de Johannes Lagueyrie pour en savoir plus).
  • Le travail rendu, abondamment illustré, a plus particulièrement retracé la vie de 4 Résistants ayant des liens avec Objat: messieurs Touron, Sage, Froidefond et Leymarie. 

Voici en photos la remise du 1er prix de la création graphique obtenu par la classe de madame Guy, le lundi 3 juillet 2017.

Devant les enfants de la classe et leurs parents, Monsieur Delaunay, président départemental de l’ANACR, explique ce qu’est l’ANACR et quel était le thème du concours de cette année.

A côté de monsieur Delaunay, messieurs Maury et Ponthier, 2 des 3 co-présidents du comité ANACR secteur d’Objat,  expriment leur satisfaction de voir récompensée une classe  du secteur et remercient vivement la maîtresse de la classe de cette participation.C’est le moment de la remise des diplômes à chaque élève de la classe par Messieurs Maury et Ponthier.Autre moment attendu: la remise par monsieur Delaunay de livres et brochures ainsi qu’un DVD de témoignages de Résistants corréziens, le tout édité par le comité ANACR de la Corrèze… et un gros ballon  pour animer les récréations!Les enfants posent fièrement avec leurs diplômes pour les correspondants des journaux régionaux.Derrière les enfants, de droite à gauche, Bernard Delaunay, président de l’ANACR Corrèze. A ses côtés madame Faure, adjointe au maire d’Objat, en charge es affaires scolaires, Serge Maury et Yves Ponthier, co-présidents avec Christine Bravard (absente de la Corrèze ce jour-là) du comité ANACR secteur d’Objat, Carol Guy, la maîtresse de la classe, madame Dauvergne, conseillère municipale d’Objat et Geneviève Maury, membre du jury départemental de ce concours.Pour information complémentaire, le jury a délibéré le 23 mai dans les locaux de l’Inspection académique à Tulle. Un prix d’honneur a été attribué à été accordé à 6 élèves de l’IME de Sainte-Fortunade pour leur « accordéon de la Résistance ».

Une classe de Chanteix a reçu le prix de la précision historique, Merlines le prix de l’originalité et Objat le prix de la création graphique.

Quelques photos prises le 23 mai:

Monsieur l’inspecteur d’académie vient voir où en sont les délibérations du jury et admire « l’accordéon ». (ici vu de dos)

 

 

La page de garde du journal de l’école de Chanteix.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’accordéon de l’IME de Sainte-Fortunade vu de face.

 

 

 

 

Le travail de l’école de Mertlines sous forme de 1er numéro d’un « journal d’une école de Haute-Corrèze »

 

 

 

 

 

 

 

 

Des membres du jury et des services de l’Inspection académique

 

 

AJOUT articles de journaux sur la remise des diplômes aux élèves d’Objat 

 

 

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Remise des prix du concours de la Résistance

La remise des prix du concours de la Résistance de l’année 2017 pour la Corrèze en    quelques photos:


Mme Rosette Rigon- Gouffault, fille du déporté Roger Gouffault , est chargée du discours de présentation de ce concours.

(taper Roger Gouffault dans « recherche » sur la page d’accueil )

 

 

 

Remise du second prix dans la catégorie devoirs individuels pour les lycéens à Louise Lamiche du lycée E Perrier de Tulle par M le directeur Académique des services de la Corrèze (IA). A noter que Louise a reçu le 2ème prix du palmares académique aussi.

 

3ème prix des collèges pour Edgar Cosson du collège d’Arsonval de Brive remis par mme Rigon-Gouffault et mme Geneviève Loupias-Bugeac, fille de Gilbert Bugeac, compagnon de la Libération, au professeur de d’Arsonval.

 

 

Celia Bessac d’Arsonval reçoit son prix des mains de Pierre Pranchère, ancien Résistant et Roger Lissac, représentant du comité ANACR de Chamboulive.

 

 

 

 

 

 

Eliott Lambret du collège d’Arsonval de Brive reçoit son prix des mains de Jean Viacroze, déporté suite aux événements de Tulle le 10 juin 1944, et de Geneviève Maury-Gounet, du comité ANACR secteur d’Objat.

 

 

 

 

 

3ème prix des mémoires collectifs à 7 élèves du collège Clémenceau de Tulle remis par Bernard Delaunay, président de l’ANACR Corrèze et par M. Bouquet responsable des Services Administratifs de l’Education Nationale.

 

 

 

Dans la catégorie des mémoires collectifs Etienne Regnier, Emilie Vergne, Clara Porte du collège Cabanis de Brive reçoivent leur prix des mains de François Bretin et de Roger Bouillaguet, vice-présidents départementaux de l’ANACR Corrèze.

 

 

 

Comme les années passées, madame Rigon-Gouffault offre un voyage au camp de concentration de Mauthausen à l’élève de troisième ayant obtenu le premier prix au concours de la Résistance catégorie devoir individuel, collège.

C’est Dorian Malcoeffe du collège Cabanis de Brive qui a obtenu ce prix. A noter qu’il a aussi reçu le 1er prix Palmarès Académique.

 

 

UN PLUS:

Monsieur Jean Viacroze, 103 ans, déporté  de Tulle du 10 juin 1944, a eu l’agréable surprise de recevoir un cadeau de la part des 11 élèves du lycée agricole de Naves, 2ème prix au concours 2017 dans la catégorie mémoires collectifs,  qui avaient eu le plaisir de l’interviewer en cours d’année scolaire pour préparer ce concours. Il a été longuement applaudi.

 

 

 

 

[ Photos de M Maury et de JP Foch.]

 

 

 

 

 

 

 

 

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journée nationale de la Résistance

Le 27 mai 2017, journée nationale de la Résistance, 45 personnes sont venues rejoindre notre comité ANACR à la « passerelle des pêcheurs » à Ceyrat de Voutezac afin de participer à la promenade commentée sur  » le circuit des 3 camps du maquis du détachement FTPF Jean Robert dans le Vaysse ».               Quelques photos à voir:

Après les explications données par rapport au choix du 27 mai comme journée nationale de la Résistance, un premier intervenant explique les débuts de la formation de ce détachement FTPF Jean Robert qui a vu passer dans ces bois  des Résistants venus de la France entière (Dordogne, Paris, Villeurbanne, Saintes, Lorraine…) et même un réfugié polonais.

 

 

 

1ère étape:

la stèle des Marians, commune de Vignols,  qui marque l’emplacement du 1er abri construit avec l’aide de « légaux » venus de villages limitrophes de ces bois, amis de Jo Guérin, fondateur du groupe FTPF Jean Robert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la descente des Allemands aux Marians le 1er avril 1944, les maquisards passent de l’autre côté du « ruisseau des Marians ». Nous suivons leurs traces.

 

 

 

Les participants font un crochet à la gare du Vaysse où le comité ANACR-Objat offre des rafraîchissements bienvenus.

Ils sont accueillis par notre trésorière M Touron et par un des doyens Résistants de notre comité, H Gounet. Il explique la date du 27 mai 1943, qui a vu la création du CNR et de son programme ( voir sur ce site « les jours heureux »)

2ème étape:

Arrêt devant la stèle de Mario. C’est là que le corps de Mario a été retrouvé après le passage de la Milice le 8 avril 1944.

Les maquisards ont dû une nouvelle fois changer leur cache d’emplacement et sont  passés de l’autre côté de La Loyre, sur la commune d’Orgnac.

 

3ème étape: stèle de  La Coutille.   Le 3ème intervenant résume les événements qui se sont produits en juin 1944 pour ce groupe de Résistants et pour des « légaux » de la commune qui les ravitaillaient.

Pari réussi pour les organisateurs de cette promenade sur les traces de Résistants, appartenant à la 235ème compagnie FTPF, qui ont séjourné quelques mois dans ce coin de Corrèze, venant de la France entière, envoyés par les dirigeants FTPF dans des camps implantés en Haute Corrèze, puis ayant transité aussi par le camp de Grandel vers Jugeals-Nazareth devenu trop grand et trop facilement repérable.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les cérémonies du 8 mai avec notre comité

Nos porte-drapeaux ont essayé de se dédoubler encore une fois cette année pour assurer notre présence avec le drapeau de l’ANACR devant les monuments aux morts du plus possible de communes du secteur: Objat, Orgnac, Vigeois, Vignols. 

Peu d’adhérents ont envoyé de photos. Voici celles faites par C Bravard à Vigeois et à Orgnac.

 

 

 

 

 

 

A Vignols, la cérémonie au monument aux morts est toujours précédée par une brève visite hautement symbolique et remplie d’émotion, dans les bois, afin de se recueillir devant la stèle dite « stèle de Mario ». Nous vous mettons ici le mot de Henri Gounet lu à cette occasion  par madame Souzy, première adjointe de la commune de Vignols:

« _ Vous qui êtes venus ici, au nom de tous mes camarades Résistants, je vous adresse quelques mots sur le pourquoi de cette stèle à cet endroit.

Ce modeste monument a été érigé en 1945 un an après l’attaque du groupe Jean Robert par les Allemands et les miliciens Vichyssois.

C’est là que Mario fut tué le 8 avril 1944.

Avec ses parents, ils avaient fui leur Pologne natale juste avant l’arrivée des nazis. Ils étaient arrivés à Paris, terre d’accueil ?…pour peu de temps.

 Ils sont ensuite venus chez nous en Corrèze, zone dite libre.

 C’est en 1942 que Meyer Méleczac est entré dans la Résistance. Il fut dirigé vers le camp Grandel en basse Corrèze.

Suite à une attaque de ce camp, il se retrouva un des tout premier dans le détachement Jean Robert, créé par notre chef Guérin, alias JO en septembre 1943.

Mario a fini sa courte vie ici même en défendant notre LIBERTE.

Ne l’oubliez pas, continuez à rendre hommage à la Résistance en ce lieu comme d’autres le font ailleurs. MERCI à vous. »

Gounet Henri, ancien combattant, 235 ème compagnie FTPF, ancien secrétaire du comité ANACR d’Objat, vice-président du comité ANACR départemental.

 

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La rafle du Saillant

Ci-dessous des photos de la cérémonie qui a eu lieu à la stèle du Saillant commémorant la rafle du 15 avril 1944. (photos de J Dupetitmagnieux du comité ANACR secteur d’Objat):

Dépôt de trois gerbes devant la stèle en présence de 23 porte-drapeaux.

 

 

 

 

 

Discours de madame Poulverel, maire de Voutezac, municipalité  organisatrice de la cérémonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Discours de madame Gauthier- Bravard au nom du comité ANACR secteur d’Objat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présence de nos deux porte-drapeaux, Philippe Bravard et Emilian Blanchard.

A la demande de madame le maire, discours du fils de Louis Borie, 94 ans en 2017, retraçant succinctement la terrible journée vécue par Louis ce 15 avril 1944, où il a été fusillé et laissé pour mort pendant que son père faisait partie des otages conduits à Tulle.  (Il ne reverra pas son père, déporté au camp de Neuengamme, pendu le 23 octobre 1944, âgé de 60 ans).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur Louis Borie remercie madame le maire de Voutezac de son invitation à participer à cette cérémonie, si remplie de souvenirs douloureux pour lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article du journal municipal « Le Pays Saint-pourcinois » (n°60) qui nous permet d’en savoir un peu plus sur Louis Borie, Résistant corrézien dans le groupe de son frère Pierre Borie, alias « Pétrole », chef du 15ème bataillon FTP à Brive. 

 

 

 

 

 

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Devoir de mémoire à la Garédie

Nous reprenons le titre de l’article du correspondant du secteur de Voutezac paru dans « L’Echo-Corrèze » du jeudi 6 avril 2017,article à lire pour connaître le déroulement de la cérémonie qui a eu lieu à la Garédie le 2 avril 2017 avec ses points forts: le dépôt de la gerbe de notre comité anacr, le rappel émouvant des « morts pour la France » du groupe Jean Robert, des extraits de l’histoire de ce groupe, puis, après le discours de monsieur Pagnon, maire de Vignols, le chant des Partisans à la cornemuse et au tambour joués par des résidents  de la commune Ecossais .

D’autres photos faites par C Bravard et G Maury de notre comité:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Assis à côté des porte-drapeaux, Claude Gauthier écoute avec émotion la litanie des noms des Résistants du détachement Jean Robert morts pour la France, lui qui les a cotoyés quand ils venaient se ravitailler dans la ferme familiale à Rouffignac d’Orgnac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le comité ANACR secteur d’Objat organise cette année sa promenade commentée dans le Vaysse le samedi 27 mai journée nationale de la Résistance afin de marcher sur les traces du détachement FTPF Jean Robert .

( voir dans le bandeau de la page d’accueil à « randonnée »)

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Monsieur Louis Cortot

Ci-dessous un extrait du message du bureau national de l’ANACR, transmis par  le bureau départemental  ANACR-Corrèze.

C.R. 79, rue Saint-Blaise 75020 PARIS                                    Paris, le 6 mars 2017

Aux membres du Bureau National

Aux membres du Conseil National

Aux Comités départementaux

Cher(e)s Ami(e)s et Camarades

C’est avec une très profonde tristesse, avec une peine immense, que nous devons vous faire part de la disparition de notre ami, de notre camarade, de notre président Louis Cortot, décédé dimanche matin 5 mars à l’hôpital des Armées Begin.

Louis, Compagnon de la Libération, Grand Officier de la Légion d’Honneur, était, chacun a pu s’en rendre compte, un homme d’une grande modestie, d’une grande simplicité, chaleureux, d’un dévouement à l’ANACR à la mesure de celui qui fut le sien dès qu’à 16 ans il s’engagea début 1941 dans la Résistance, dont jusqu’à ses derniers jours il fut un défenseur de la mémoire, un combattant pour ses valeurs, son représentant emblématique en premier lieu auprès des jeunes générations.

Un ami, un camarade, un Résistant éminent, un Grand Monsieur, n’est plus, la perte pour nous tous, pour l’ANACR, est immense, nous aurons à lui rester fidèles en poursuivant son combat, en ayant présent à l’esprit son exemple…

Pierre Martin, Jacques Varin

La vie du Résistant Louis Cortot est bien connue; la vie de Louis Cortot président de l’ANACR l’est tout autant. Allez consulter le site de l’A.NACR. Corrèze  pour lire l’hommage qui lui est rendu par notre comité départemental.

Le dernier congrès national de l’ANACR a eu lieu à Brive (voir archives d’oct 2014 à droite de la page d’accueil de ce site) aussi nous avons des photos de Louis Cortot faites au cours de ces trois jours. En voici quelques unes: (photos de S Maury)

 

Discours d’ouverture du congrès le 10 octobre 2014

 

 

 

 

 

 

 

A Tulle, le vendredi 10 octobre 2014, pendant le discours du ministre en charge des Anciens combattants:

Louis Cortot debout à gauche; devant lui, Claude Gauthier le président de notre comité local en 2014.

Jean Maison debout à droite; devant lui Henri Gounet le secrétaire de notre comité local en 2014.

 

 

 

A Brive le samedi 10 octobre, Louis Cortot répond à monsieur Soulier, maire de Brive, ville qui accueillait notre congrès.

Assise, à droite, madame Rol-Tanguy.

 

 

 

Avec Jean Maison, remerciements des porte-drapeaux.

 

 

 

 

 

Une anecdote racontée par un membre du bureau de notre comité local prouve à quel point Louis Cortot était vraiment un homme d’une grande simplicité et d’une grande modestie, comme nous le disent ses compagnons du bureau national de l’ANACR.

Le jeudi 9 octobre 2014, deux membres du comité d’Objat étaient chargés d’accueillir les congressistes arrivant en gare de Brive et de les conduire jusqu’à leur hôtel. Nous avions une feuille de route très précise avec les noms des arrivants, l’heure d’arrivée de leur train et le nom de l’hôtel retenu. La plupart des membres du bureau national étaient déjà en Corrèze depuis quelques jours pour finaliser les préparatifs du congrès. Aucun nom de membres de ce bureau ne figurait sur notre liste.

18h, le train entre en gare. Nous devions récupérer un seul congressiste à cette heure-là, venant de Genève. Nous voilà arpentant le quai avec une grande pancarte « ANACR ». Louis Cortot, accompagné d’une membre du bureau national, se dirige donc vers nous et attend. En bafouillant, nous le saluons, flattés de cette belle rencontre fortuite… et lui disons que nous voulons bien le conduire à son lieu de rendez-vous… mais que nous avons un participant à notre congrès sur notre liste à conduire ailleurs. Nous sommes deux de notre comité présents ce jour-là mais nous n’avons qu’un véhicule alors l’un de nous conduit celui que nous devions « accompagner » à son hôtel et l’autre amène Louis Cortot à la salle d’attente en espérant l’arrivée de Bernard Delaunay, co-président départemental qui devait passer prendre le président national  à son arrivée en gare afin de le conduire à l’hôtel où il devait participer à une conférence de presse.

C’est là que nous avons pu apprécié la simplicité de monsieur Cortot qui a trouvé normal que nous respections notre feuille de route: « Ne vous inquiétez pas, faites ce qui est marqué, la conférence de presse ne commencera pas sans moi. Réjouissons-nous de voir que des trains arrivent à l’heure prévue. L’horloge de cette salle d’attente nous le prouve. »  

Nous ajouterons donc à la simplicité et à la modestie reconnues de monsieur Louis Cortot, une bonne dose d’humour.

Au revoir monsieur Louis Cortot. Merci d’avoir été notre président.

Post scriptum: en feuilletant l’album photos des 3 jours du congrès national de Brive, nous avons une pensée pour deux compagnons corréziens de ce congrès récemment décédés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche, Monsieur Martinie , ancien Résistant, qui a vécu les tristes évenements de Tulle en juin 1944. A droite, debout, Monsieur Roubertie, Ami de la Résistance, qui a beaucoup aidé à la préparation du congrès de Brive, ici saluant la présence parmi nous de madame Faucher d’Allassac, Juste parmi les Nations, 100 ans cette année là.

[ à lire: Cérémonie de remise des prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation  Palais de l’Elysée – 8 mai 2015 Intervention de Louis CORTOT Compagnon de la Libération sur le site www:fondationresistance.org/documents/dossier-them/Doc 00161.pdf]

 

 

 

 

 

 

 

 

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Juin 1944 à Voutezac

En novembre 2016, un membre de notre comité ANACR secteur d’Objat reçoit une lettre manuscrite de monsieur Rémy Landy (9 ans en 1944) accompagnée d’un témoignage.

Nous vous le mettons ci-dessous tel que nous l’avons en notre possession.

« Souvenir anodin de 1944 : les deux malles.

Un certain jour de juin 1944, le petit Rémy, 9 ans, regarde par la fenêtre de la chambre, en haut de sa maison (C’ est maintenant au 4 rue de la Forge à Voutezac). Sur la route du Saillant, au tournant des Mégenies, il aperçoit un convoi militaire qui monte lentement : les Allemands !

Plus tard dans la matinée, par la fenêtre de la cuisine, il les regarde installer leur mitrailleuse, juste devant, dans le pré qui jouxte la maison Gargot. De quoi balayer d’une rafale la route d’Objat (car il n’y avait pas encore le futur garage Raynal pour boucher la vue) et même au besoin celle de Ceyrat.

Plus tard encore, on frappe à la porte d’entrée. Quand la maman du petit Rémy ouvre la porte d’entrée, trois hommes se présentent : deux Allemands en uniforme et, en civil, le triste Français milicien qui interroge :

-« Votre nom ?

-Landy.

-Où est votre mari ?

-Prisonnier de guerre en Allemagne à Lübeck, oflag XC. ( heureusement, ils ne savaient pas que, du côté de mon père, mes deux oncles étaient à Buchenwald / Dora et que mes deux tantes étaient à Ravensbrück, camp dont l’une ne reviendra pas).

 -Connaissez-vous un certain Maurice Monteil ?

 -Non ; vous confondez peut-être avec le nom d’un village des environs. »  (cette réplique, ma chère Maman, cela n’était pas la peine de la dire, et elle pouvait même être dangereuse pour les habitants de ce hameau l)

Et maintenant, les « Boches » et leur acolyte vont- ils entrer pour perquisitionner ? On peut tout craindre depuis leur terrible passage d’avril* ! Mais non, ils repartent : ma mère a dû leur paraître naturelle et sincère – et personne n’a dénoncé notre écoute quotidienne de la << radio des Anglais », celle qui nous prévenait par son slogan : « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » ; et puis, s’appeler Landy, ce n’est pas Corrézien, mais c’est tout de même plus sûr que Weil ou Lévy !

Or nous l’avions, sans le savoir, échappé belle. Dans notre garage se trouvaient deux grandes malles abandonnées là en 1940, au moment de sa fuite vers les Etats-Unis, par le père d’une jeune femme, [en ce temps-là épouse de l’un de mes oncles, mais plus tard maîtresse d’un officier allemand et probablement dénonciatrice de leur réseau de résistance parisien.] Parti sans laisser d’adresse, jamais il ne revint nous voir, ni en 1945, ni plus tard.

Après son retour de captivité, mon père finit donc par ouvrir les malles où l’on découvrit…deux revolvers. Ce fut une belle peur rétrospective ! »

*   Voir événements du Saillant ( + archives Avril 2016,2015,2014)

Nous adressons nos remerciements à monsieur Landy pour ce témoignage et pour la confiance qu’il nous témoigne en nous permettant de le porter à la connaissance de tous.

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