André Mérat dit « Blazy »

André Mérat habitait à Villeurbanne où il travaillait, au moment de la seconde guerre mondiale, comme magasinier au sein des établissements « Berliet ». 

Né en 1922, il a été réquisitionné pour partir travailler en Allemagne au titre du STO, alors il a décidé de prendre le maquis et a suivi une filière bien connue des Résistants FTP français qui l’a conduit directement en Corrèze.

Il s’est trouvé avec « Jo » Guérin, « Olive » Boyer, « Michel » Chauvignat et d’autres sur le secteur de Turenne en basse Corrèze dans le camp Grandel fondé par Edouard Valéry, alias « Justin ». [Pour en savoir plus sur l’existence de ce camp et sur tout le travail effectué par les Résistants qui s’y trouvaient, nous ne pouvons que vous conseiller de vous procurer le livre d’Elie Dupuy « Le parcours d’un « terroriste » ordinaire » en vous connectant sur le site www.anacrcorreze.fr]

André Mérat a fait partie du groupe d’une dizaine de personnes qui ont suivi « Jo » Guérin quand il a été demandé à ce dernier d’implanter un nouveau camp dans le Vaysse, le groupe Jean Robert.

Il est ensuite resté dans le groupe Jean Robert jusqu’à la fin de l’existence de ce groupe FTPF.

 

Il a d’ailleurs rencontré sa future femme dans la Résistance :

  • Jeannette Vigier et ses parents faisaient partie de ces légaux qui ont rendu la vie possible à ceux qui devaient se cacher dans les bois car considérés comme « hors-la-loi » et « terroristes ». Elles apportaient ravitaillement et renseignements. Jeannette et sa mère ont fait partie de ceux qui ont été arrêtés lors de la rafle de Saint-Solve suite aux évènements du 8 avril 1944 dans le Vaysse. Elles ont été conduites à Brive puis à Tulle avant d’être relâchées. 

Après 1947, date de leur mariage, André et Jeannette sont restés vivre à Saint-Solve pendant quelques années avant de repartir à Villeurbanne où monsieur Mérat a repris son ancien métier. Il est décédé à l’âge de 74 ans.

 

Une anecdote : Claude Gauthier d’Orgnac(19) nous a raconté que « Blazy » faisait le pain pour le maquis. Il faisait cuire les fournées dans le four de la ferme Gauthier à Rouffignac.

 

Monsieur Mérat était un homme affable, toujours souriant, très discret. Quand sa famille et lui revenaient à Vignols pour passer quelques jours de vacances en été, il revoyait bien sûr « Jo » Guérin, Henri Gounet et quelques « anciens » pour se promener dans le Vaysse mais il ne racontait pas son vécu de la guerre.

 

Nous n’avons que peu de photos de lui si ce n’est celle prise probablement par le « lieutenant Michel » lors de l’installation du premier camp Jean Robert et celle, des années plus tard lors d’une visite de Gerhard Leo alias « Rescapé ». (Il est derrière Henri Gounet et Gerhard Leo. De l’autre côté de la stèle de la Garédie, Pierre Guérin)

Les voici :Blazy

A droite de la stèle de la Garédie, Jo Guérin, à gauche en blanc, Gerhard Leo à côté d'Henri Gounet; derrière,  André Mérat dit "Blazy"

 

Sans titre

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