Robert VALERIE

Nous tenons à porter à votre attention la disparition d’un des derniers Résistants corréziens, Robert Valérie.

Ses obsèques civiles ont eu lieu au cimetière de Donzenac le mercredi 12 juin 2024. Il était dans sa 102 ème année d’une vie bien remplie et dynamique.

Lors de la permission accordée aux jeunes hommes de son camp de Chantiers de jeunesse, il décide de ne pas y retourner et se retrouve donc « hors la loi ». Il part se réfugier chez sa soeur à Saint Pardoux l’Ortigier (19) et, avec d’autres jeunes de la commune, il se rapproche d’un groupe de maquis qui ont organisé un camp à Moulzat, commune de Chanteix.

Il a, à ce titre, participé aux actions du deuxième bataillon FTPF en Corrèze. (voir livre d’Elie Dupuy, « Le parcours d’un « terroriste » ordinaire » et le livre « Maquis de Corrèze »)

Jusqu’au bout, il a prôné l’intérêt du devoir de mémoire envers les jeunes et assistait en particulier aux cérémonies commémoratives à la stèle de Moulzat, l’oeil vif et attentif. La preuve en photos!

Robert Valérie, (102 ans) invité de choix, lors de l‘AG de mars 2024 à Saint-Mexant au côté de Bernard Delaunay, président ANACR 19, Patrick Bordas, maire de Saint-Mexant, et les trois co-présidents du comité ANACR local.

Robert Valérie, le 27 mai 2024, lors de la cérémonie à la stèle de Moulzat. (photos S. M.)

Un film a été fait sur la vie de Résistant de Robert Valérie par Odile et Bernard Delaunay, Anacr corrèze.

 

 

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communiqué du bureau national de l’ANACR

Pour clore l’année 2023, nous vous mettons ci-dessous le communiqué du bureau  national de l’ANACR, intitulé : POUR UNE PAIX JUSTE AU PROCHE-ORIENT                                                                                                                                                                      » Le 7 octobre, la meurtrière attaque menée par le Hamas contre des camps militaires et des kibboutz du sud d’Israël, y tuant des militaires et y assassinant – parfois de manière particulièrement barbare – des centaines de civils, hommes, femmes, enfants et vieillards, et en prenant en nombre des otages, a initié le dernier épisode d’un conflit vieux de plusieurs décennies.

Il y a 75 ans, dans la Palestine peuplée selon les appellations d’alors de 66% d’Arabes et de 34 % de Juifs, l’ONU décida le 29 novembre 1947 d’y créer un Etat juif (sur 47% du territoire), un Etat arabe (45,53%) et une zone internationale autour de Jérusalem. Les organisations juives acceptèrent le plan et proclamèrent la naissance de l’Etat d’Israël le 14 mai 1948, les Palestiniens et les Pays arabes le refusèrent et entrèrent en guerre contre Israël ; lequel, sa supériorité militaire tactique et technologique lui ayant donné la victoire, prit le contrôle de… 77% du territoire de la Palestine ! L’Etat arabe palestinien ne vit pas le jour…

Plusieurs centaines de milliers de Palestiniens furent chassés alors de leurs terres et de leurs maisons, notamment par des massacres et la crainte qu’ils inspirèrent, et allèrent s’entasser dans des camps de réfugiés à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban, en Syrie. Où viendront les rejoindre en 1967 ceux qui, parallèlement à celle du Sinaï égyptien jusqu’aux rives du canal de Suez, et à celle du Golan syrien, fuiront, à l’issue de la «Guerre des Six jours», l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza par les forces israéliennes, militairement victorieuses ; comme elles le furent toujours depuis 1948 et jusqu’à aujourd’hui dans tous les conflits opposant Israël aux Pays arabes et aux organisations nationalistes palestiniennes.

Comme cela avait déjà été le cas en 1956, quand, se joignant aux agresseurs britanniques et français contre l’Egypte venant de nationaliser le canal de Suez, Tsahal, l’Armée d’Israël, en avait à travers le Sinaï atteint les rives, ne stoppant sa participation à l’agression que sous la pression conjointe américano-soviétique. Comme ce sera le cas à nouveau en octobre 1973, à l’issue de la Guerre dite «du Kippour» après qu’une contre-offensive ayant permis à nouveau à Tsahal de franchir le canal de Suez, celle-ci ne dut s’arrêter que sous la pression américaine, à… 101km de la capitale égyptienne, le Caire ! Sur le Golan, l’arrêt de la contre-offensive de Tsahal, à… 40 km de Damas, la capitale syrienne, fut imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Et, en juin 1982, dans la continuité de son opération «Paix en Galilée» l’ayant conduit à pénétrer au sud du Liban, Tsahal poursuivit son invasion, entrant dans Beyrouth, la capitale libanaise, y couvrant un massacre par ses alliés des milices chrétiennes de milliers de réfugiés palestiniens dans les Camps de Sabra et Chatila ; Tsahal ne rapatriera en Israël l’essentiel de ses troupes qu’en 1984, certaines restant d’ailleurs au Liban-sud jusqu’en 2000.

Depuis 75 ans en effet, au-delà de diatribes hystériques heureusement impuissantes émanant de Palestiniens ayant appelé à «jeter les Juifs à la mer», diatribes que les dirigeants israéliens et leurs soutiens y compris médiatiques ne manquent jamais de rappeler pour justifier les opérations militaires menées par Israël, le problème n’a jamais été celui – plus que virtuel, inatteignable au vu des rapports de force et des réalités stratégiques – de la destruction d’Israël. Mais au contraire, celui qui est récurrent et très concret, est la non-construction de l’Etat palestinien pourtant prévu par l’ONU, que la colonisation israélienne de toute la Cisjordanie, qui se poursuit – certains ambitionnant de pousser les Palestiniens au-delà du Jourdain ou dans le Sinaï – empêche d’être mis en place. Ce qui s’oppose à la solution à deux Etats, Israël et Palestine, et ne peut que générer à terme de nouveaux conflits, de nouveaux drames comme celui que nous connaissons actuellement.

Notre condamnation des crimes barbares commis dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023 sur des civils israéliens par des terroristes du Hamas en motocyclettes, parapentes et 4x4Toyota, qui firent plus de 1200 victimes, ainsi que des tirs à l’aveugle de roquettes sur les villes israéliennes, est totale. Comme est totale notre condamnation des crimes de masse commis depuis près de deux mois par les unités régulières de Tsahal dotées de blindés lourds Merkava, de canons automoteurs de 155 à 203mm, d’avions F15 et F16, de corvettes et frégates Saar, qui ont déjà broyé indistinctement sous leurs bombes, missiles et obus plusieurs dizaines de milliers de civils Palestiniens de la Bande de Gaza, hommes, femmes, vieillards, enfants et bébés, tués ou gravement blessés, en ravageant des dizaines de milliers d’habitations civiles, d’équipements sanitaires, scolaires, culturels, énergétiques, d’approvisionnement alimentaire…                                                                      

Comme nous condamnons aussi les crimes commis contre les civils palestiniens de Cisjordanie depuis plusieurs décennies, et jusqu’à aujourd’hui de manière renforcée à la faveur des événements de Gaza, par Tsahal et ses supplétifs colons, lesquels – fut-ce en utilisant leurs propres enfants comme «boucliers humains» pour couvrir leur prédation colonisatrice – ne sauraient prétendre par là-même au statut de «civils» dans les territoires occupés illégalement par Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, afin de continuer à y voler les maisons et les terres des Palestiniens, en en faisant de nouveaux réfugiés ; ce qui, si cela se poursuivait, ne pourra que susciter à terme une nouvelle «intifada».

Notre pays, la France, patrie des Droits de l’homme, doit tout faire pour arrêter le massacre des populations civiles, pour que les criminels de guerre, qu’ils soient palestiniens ou israéliens, soient arrêtés et déférés devant la Justice internationale compétente, afin d’y être sanctionnés de façon conséquente. Ce qui implique aussi que notre pays ne saurait s’aligner de manière unilatérale comme trop souvent sur les discours médiatiquement hégémoniques mettant en avant le seul droit d’Israël à se défendre pour assurer son existence nationale, en occultant pour ce faire le droit des Palestiniens à faire de même pour assurer la leur dans un Etat dont la co-légitimité a été, conjointement à celle d’Israël, affirmée par l’ONU dès 1947 et dont la concrétisation reste à imposer ; ce à quoi notre pays, membre permanent du Conseil de sécurité, se doit de contribuer à ce qu’elle le soit au plus tôt. Ce qui implique en premier lieu un cessez-le-feu immédiat et durable à Gaza, permettant de plus le ravitaillement alimentaire et sanitaire d’urgence de sa population martyre. 

Réaffirmons en cette fin 2023 qu’une Paix – juste – au Proche-Orient ne peut, pour être durable, que passer par la création de l’Etat Palestinien à côté de celui d’Israël, les frontières des deux Etats étant reconnues et garanties internationalement. Elle est une exigence des peuples !

L’ANACR Le 7 décembre 2023″

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AG de l’ANACR 19

L’assemblée départementale de l’ANACR 19 aura lieu le dimanche 29 octobre 2023 à Ussel, salle multimodale, boulevard de la Jaloustre à partir de 9h15.

.A la fin des travaux, il y aura comme toujours une cérémonie patriotique qui se fera Place Voltaire, face à la stèle de la Résistance. 

Un monument fut érigé place Voltaire « A la mémoire des 47 martyrs tombés ici le 10 juin 1944 et à tous les résistants morts pour la France et le Liberté ». ( voir sur le site du Maitron, un article relatant les événements dramatiques du 10 juin 1944 renseigné par Dominique Tantin). Ci-dessous la liste des 47 morts  FTPF

ANTIGNAC Germain
BASCOULERGUE Jean
BOBACK Henri
BOCHET Francis
BORIE Marcel
BOURNAS Jean
BOYER Clément
BRUN Jean-Baptiste
CAPE Jean
CHASSAGNE Michel
CISTERNE Auguste
CIVADE André
COGNASSE Gaston
COMBE Louis
CONSTANTIN Marcel
CONSTANTIN René
COULAUD Antonin
DARDENNE Eugène
DELAGE Gabriel
DUPUY Pierre
ESCURAT Robert
FARGE René
FRAYSSE Henri
GERENOWICZ ou GERENOVIEZ Édouard
GIRON Jean
GUYOT René
KUSNIACK Stanislas
LAGUERITE Clément
LAGUERITE Paul
LECOUTY Albert
LÉONARD Jean
LEPAGE Robert
LLEVOT Félix, Iréné, Antonin
MAZET Pierre
MOISE Jacques
MOMBELET Joseph
OLLIER André
PEYRICOT Jean
PEYRICOT Pierre
PIQUEPAILLE Henri
POUQUET Louis
REBEYROUX René
RICHE Raymond
ROUSSEAU Robert
SAUVIAT Paul
VENNAT Marcel
VERGNE Jean 

EN CLIQUANT SUR UN NOM DE LA LISTE, VOUS ETES REDIRIGES SUR LE SITE DU MAITRON. 

 

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Lucien Dupont

Le comité ANACR-secteur d’Objat a reçu une invitation de la part de la mairie de Tulle afin de rendre hommage à Lucien Dupont,  figure de la Résistance, à l’occasion des cérémonies organisées le 27 mai, journée nationale de la Résistance.  

A 9h30, avenue Ventadour, à Tulle, ville de naissance de Lucien Dupont, aura lieu l’inauguration du « square Lucien Dupont « 

Les adhérents du comité ANACR-secteur d’Objat se font un devoir d’être présents pour honorer la mémoire d’un Résistant « Mort pour la France », fusillé le le 26 février 1943 à Suresnes. (aller sur le site du Maitron: https://fusilles-40-44.maitron.fr>spip>article 23392 ). En effet, si Lucien est né à Tulle, il a été élevé à Saint-Solve dans sa famille maternelle. C’est là où il a débuté sa Résistance et là où il fut arrêté la première fois le 17 septembre 1939!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première rencontre entre la fille de Lucien Dupont, Christine Dupont-Lauthelier et les Anciens Résistants du comité ANACR-secteur d’Objat s’est faite en 2010, lors de la conférence donnée par celle-ci à l’invitation de la mairie de St-Solve où elle a présenté une brochure « Un regard sur Lucien Dupont ».  Le bureau du comité ANACR-secteur d’Objat a à son tour invité madame Lauthelier en 2011 à Voutezac.

Voici la dédicace faite au secrétaire du comité ANACR en septembre 2010: 

Sur l’esplanade située entre le cimetière et l’ancienne école primaire du village, une plaque en sa mémoire a été installée à Saint-Solve le 27 mai 2022, en présence de la fille et des petits enfants de Lucien Dupont (voir photo ci-dessus).

En plus du site du Maitron, donné plus haut, nous vous conseillons d’aller voir 2 autres sites bien connus:

  • https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, choisir 2eme guerre mondiale puis taper le nom de Lucien Dupont.
  • http:www.mont-valerien.fr>lettresdefusillés>dupont

et de vous procurer la brochure abondamment illustrée de documents uniques « Lucien Dupont, 21 ans, la trop courte vie d’un homme en Résistance, militant communiste, fusillé par les Nazis le 26 février 1943, au Mont Valérien » éditée par l’Amicale des vétérans du PCF de la Côte d’Or écrite avec la collaboration de madame Dupont-Lauthelier, de lire le livre d’Albert Ouzoulias « Les fils de la nuit » où il parle d’actions de Résistance de Lucien Dupont (pages 280/281)…

 

 

 

 

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Un comité dynamique,l’ ANACR Meymac-Egletons

Le comité ANACR Meymac- Egletons a tenu son AG le 12 mars 2023 à Meymac. L’ordre du jour était copieux et se retrouvera sur le site de l’ANACR Corrèze. Ici, nous vous donnons à lire le rapport moral du président Rémond, avec sa permission. Puis nous vous mettons une photo de la stèle à la mémoire de Léon Lanot à Soudeilles.

« Jamais, je n’ai été autant en difficulté pour rédiger le rapport moral de notre comité ANACR. Cette année 2022 nous a apporté un niveau de désagréments rarement atteint. Il est de tradition à l’ANACR de s’exprimer lorsque de tels bouleversements apparaissent.

Dans l’ordre chronologique, le conflit armé en Ukraine et son lot de conséquences désastreuses : la population civile de ce pays en paie le prix fort. Et nous en avons également subi les conséquences : hausse des prix de l’énergie, raréfaction de produits alimentaires et autres dans nos magasins…

Plus que jamais, l’ONU doit jouer son rôle en faisant tout pour que la diplomatie internationale agisse pour le rétablissement de la paix dans cette région de l’Europe au plus vite. Cette triste actualité nous rappelle que la paix gagnée durement en 1945, après près de 5 ans de conflits et de Résistance, est un bien précieux qu’il nous faut préserver et que la vigilance n’est pas un mot inutile.

Au niveau national, la pandémie de COVID semble s’être ralentie. Mais elle a mis en évidence le manque criant de personnel hospitalier et de santé en particulier en zones rurales. Ce problème n’est toujours pas résolu.

Et alors que les élections présidentielles et législatives de 2022 ont donné les résultats que vous connaissez avec pour conséquences au Parlement une majorité présidentielle relative, une opposition dans laquelle nous retrouvons des opposants traditionnels de la droite républicaine, de la gauche démocrate sociale et écologique, la droite extrême a fait son entrée avec 100 députés. Alors que nous continuons à commémorer chaque année la fin de la dernière guerre mondiale, les 99 pendus de Tulle, et que la voix de Robert Hebras, dernier survivant du massacre d’Oradour s’est éteinte, avons-nous déjà oublié ? Les monuments et stèles que nous honorons chaque année ne sont surement pas assez visibles ?

Je pense que nos interventions dans le milieu scolaire sont indispensables et qu’elles doivent se poursuivre et s’intensifier. Le dernier sujet pour le Concours départemental sur la Résistance demande de s’informer et réfléchir sur la vie d’écoliers pendant l’Occupation.

De plus, comme si tout à coup tout devait être bousculé sans raisons financières évidentes (voir le rapport du COR), un projet lié au budget prévoit un allongement de la durée de cotisation et un départ à la retraite à 64 ans. C’est vraiment mal venu au moment de la célébration du 80e anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance qui dessina les contours d’une France libérée, solidaire et fraternelle avec la rédaction du programme du CNR intitulé « les jours heureux » et dans lequel était écrit que chaque travailleur devait bénéficier d’une retraite avec une pension lui permettant vivre décemment. C’est la Sécurité Sociale d’Ambroise CROIZAT, protection sociale et de santé issue bien sûr du programme du CNR qui instaura le principe de la retraite par répartition : les actifs travaillent pour que les retraités puissent bénéficier d’une pension. Oui, nous comprenons la réaction sociale. Il est regrettable que les notions de fraternité et de solidarité de la Résistance aient disparu des démarches actuelles afin de trouver une solution plus juste pour les plus modestes qui sont comme toujours mis à contribution et sont les premiers frappés par ce projet de réforme. Ce dernier porte en son sein la volonté de nous conduire vers un système par capitalisation qui continuera de nourrir et accentuer un système inéquitable. Une fois de plus, la nouveauté consiste à démonter ce que le CNR avait mis en place. C’est dommage !Je souhaite, j’espère que notre démocratie n’en souffrira pas lors d’élections prochaines. Ne jamais oublier qu’Hitler est arrivé au pouvoir par la voie législative. Nous ferons toujours tout à l’ANACR pour faire vivre la mémoire de la Résistance et combattre ainsi l’obscurantisme et l’ignorance.

Maintenant, pour clore ce rapport moral, je vais vous lire une petite partie de la dernière lettre de Missak (Michel) Manouchian, immigré d’Arménie, résistant MOI (main d’oeuvre immigrée) adressée à sa compagne Mélinée avant son exécution le 21 février 1943 au Mont Valérien      « Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais. Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m’étais engagé dans l’Armée de la Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense.

Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari. » Manouchian Michel »

 

Mise à jour la stèle de Léon LANOT,  commandant FTP FFI de la haute Corrèze installée devant l’entrée du cimetière de Soudeilles (proche d Egletons) en y ajoutant sa date de naissance et de décès.

 

Voici les dates des futures commémorations prévues par ce comité actif.

  • le 10 avril, hommage à Clément Laguérite et André Désassis, à Ambrugeat  à 11h. Cliquer ici pour en savoir plus sur André Desassis    
  • le 8 mai dépôts de fleurs  par l’ANACR au monument aux morts de Meymac et Egletons Armistice, capitulation nazie à 11h. 
  • Le 27 mai Journée Nationale de la Résistance :  A  Meymac :   Mémoire des résistants connus et méconnus. (la forme sera précisée très prochainement)
  • Le 4 juin, hommage à Jean Vialat et à Pierre Dénaës au Puy Corbier de Combressol . à 15h. suivi d’un hommage à Jean Lhommond à la Croix du Pouget de Palisse vers 16h. 
  • le 15 août, cérémonies (attention horaire fluctuant lié à l’éloignement des différents lieux) : 9h30 Vieux cimetière d’Egletons 10h   stèle au carrefour de la libération, 10h15 Lycée P. CARAMINOT (ENP). 10h45 stèle au bord de la RD 1089 à Darnets.  11h15 camp d’internement et de travail des étrangers juifs. 11h30 stèle du commandant LANOT au cimetière de Soudeilles.

 

 

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Communiqué ANACR-Corrèze, mars 2022

Le conseil départemental ANACR-Corrèze, réuni à Tulle, a envoyé à la presse départementale le communiqué suivant:

« Communiqué ANACR-Corrèze, mars 2022 

Vigilance, civisme, solidarité.

L’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (ANACR) de la Corrèze, reconnue « d’intérêt général », condamne les violences, les propos racistes, xénophobes, révisionnistes, mensongers, irresponsables, tenus par certains dans le cadre de la campagne électorale présidentielle ; ils ne rappellent que trop ceux des pétainistes de 1940 à 1944.

 Les Résistants et leurs familles en ont trop souffert pour ne pas rappeler à leurs concitoyens à quel désastre national ils ont conduit, avec l’arrivée au pouvoir à Vichy en 1940 de ceux qui les avaient tenus : suppression de la République, des libertés individuelles et collectives, lois antisémites, collaboration avec l’Allemagne nazie et son cortège de crimes de guerre et contre l’Humanité. 

Aujourd’hui, alors que notre pays traverse une crise sanitaire sans précédent, creusant les inégalités sociales, que la situation internationale est explosive, exacerbée par la guerre déclenchée par la Russie contre l’Ukraine – dénoncée par l’Assemblée Générale des Nations Unies-, l’enjeu de l’élection est encore celui de la défense et de la mise en œuvre effective de notre belle devise « Liberté, Egalité, Fraternité », dans une république laïque, sociale et solidaire.

 

Notre regretté co-président Jean Maison, dans sa grande sagesse ne cessait de répéter aux jeunes générations : « Nous avons dû lutter avec des armes pour rétablir nos libertés au péril de nos vies, aujourd’hui vous disposez d’une « arme », c’est le bulletin de vote. Alors utilisez-le, c’est essentiel, mais il faut surtout bien l’utiliser, car n’oubliez pas qu’Hitler est arrivé au pouvoir en Allemagne en 1933 avec 30% des voix… ».

 

 Le civisme nous commande de ne pas nous abstenir de voter, pour exister en tant que citoyens, en toute connaissance de cause, pour défendre nos libertés fondamentales, héritées du Conseil National de la Résistance.

 

Soyons aussi solidaires, sans exclusive, avec toutes celles et ceux qui fuient les guerres, exigeons la paix sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies! »

 

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Un livre de Georges Sentis

A l’initiative de Christine Bravard, co-présidente du comité ANACR secteur Objat,  monsieur Georges Sentis est venu présenter en conférence, salle Comby à Orgnac sur Vézère, son dernier livre « La déportation des indésirables Français et étrangers dans les camps d’Algérie (1941/1944) via Port Vendres. »

Nous vous proposons à la lecture l’article paru dans le quotidien « La Montagne/ édition de la Corrèze » le 13/12/2021.

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Journée de la Résistance, 2021

Ci-dessous le texte émanant du bureau national de l’ANACR, envoyé par le bureau départemental de l’ANACR, à lire le 27 mai.

« 27 mai 2021, 78eme anniversaire de la réunion du Conseil National de la Résistance par Jean Moulin dans Paris occupée.

L’année 2021 est l’année mémorielle des 80emes anniversaires d’événements importants pour la mondialisation de la guerre, comme pour le développement de la Résistance française à l’occupation nazie et au régime pétainiste répressif, vassal de l’occupant.

Le 22 juin 1941, c’est l’opération « Barbarossa » d’attaque de l’URSS par l’Allemagne, qui plonge l’Europe entière dans la guerre, elle sera fatale à la Wehrmacht au début de 1943.

Le 7 décembre 1941, c’est l’attaque japonaise contre la base américaine du Pacifique à Pearl Harbor. Le conflit devient mondial. L’entrée en guerre des Etats-Unis conduira le Japon à la catastrophe en 1945.

En France, les choix faits en 1940 s’approfondissent en 1941 : pour Pétain, accentuation de la politique de Collaboration et des mesures antisémites avec en mars la création du « Commissariat Général aux questions juives » et en juin la formation de la « Légion des volontaires français contre le Bolchevisme » qui va combattre aux côtés de la Wehrmacht.

Pour le Général De Gaulle, c’est le choix de l’honneur qui conduit les Forces Françaises Libres (FFL) à continuer le combat aux côtés des Alliés, notamment dans le sud Libyen où Leclerc après avoir pris la forteresse italienne de Koufra, prononce le 2 mars son célèbre serment de « ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ». C’est aussi la formation le 24 septembre, du Conseil national Français, véritable gouvernement de la France Libre présidé par le Général De Gaulle.

Ce choix de l’honneur, c’est de même celui de la Résistance intérieure qui se structure.  Le « Réseau du Musée de l’Homme » est démantelé entre le 13 janvier et le 18 avril 1941, le 15 mai, c’est l’appel du Parti communiste clandestin à constituer un « Front national de lutte pour la Libération et l’indépendance de la France », qui devient à partir de l’été, l’un des principaux mouvements de Résistance.

Le 27 mai 1941, c’est la grande grève des mineurs du Nord et du Pas de Calais dont 244 sont déportés au camp de concentration de Sachsenhausen d’où 136 ne reviendront pas ;  * (cliquer ici pour trouver 1 article mis sur ce site à ce sujet)

Le 21 août 1941, c’est l’exécution à Paris d’un officier de la Kriegsmarine  par Pierre Georges, le futur Colonel Fabien, qui marque le passage à la lutte armée de la Résistance et l’accroissement de la répression nazie et vichyste avec les exécutions d’otages comme à Châteaubriant le 22 octobre, ou au Mont Valérien le 15 décembre, et des déportations.

Cette répression n’arrête pas pour autant l’engagement des Résistants : en novembre 1941, c’est la naissance à Grenoble du mouvement « Combat » et la parution à Lyon des « Cahiers du témoignage Chrétien ,  le 1er décembre celui de « Franc-Tireur ».

Enfin, en novembre 1941, Jean Moulin reçoit du Général De Gaulle la mission de coordonner les mouvements de Résistance et d’en renforcer les liens avec la France Libre.

Cette mission se concrétise dans la clandestinité le 27 mai 1943, 48 Rue du Four à Paris, avec la formation sous la présidence de Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance (CNR), rassemblant les 8 principaux mouvements de Résistance, 6 partis politiques clandestins, et 2 centrales syndicales, représentant l’éventail démocratique de la Nation française.

Le CNR, se plaçant sous l’autorité du Comité National Français, renforce alors la légitimité du chef de la France Libre aux yeux des Alliés. Il permet la mise en place dès la fin de 1943 des Comités locaux et départementaux de la Libération, la création début 1944 des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), et l’adoption d’un programme publié le 15 mars 1944, intitulé « Les Jours Heureux », aux valeurs sociales, démocratiques et humanistes , si actuelles dans le monde contemporain. Valeurs que la loi du 19 juillet 2013 instaurant la « Journée Nationale de la Résistance le 27 mai », nous assigne comme mission d’en « assurer la transmission ». Pierre Martin, Président de l’ANACR . 

Nous ajoutons 2 photos de madame Gauthier- Bravard faites lors de la commémoration à Vigeois et à Orgnac de la capitulation allemande signée le 8 mai 1945.

A noter qu’à Orgnac en plus de la cérémonie au monument aux morts, une minute de silence est faite à la stèle de la Chapoulie et à celle du Theillet. (cliquer ici pour retrouver des articles sur le pourquoi de ces 2 stèles.

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Rapport d’activités 2020

Le 28 février 2021 était programmée notre traditionnelle Assemblée générale. C’était sans compter sur la présence toujours insistante de cette « Covid 19 ». Nous avons donc dû renoncer à cette date choisie par les membres fondateurs du comité local de l’ANACR Corrèze et espérons que ce n’est que « réunion remise ».

Notre secrétaire Alain Dargery nous a confié le rapport des activités de notre comité en 2020. Nous vous le donnons à lire.

 » Activités en 2020                 

Nous déplorons la disparition cette année 2020, de Mrs Raoul DANDALEIX et Henri GOUNET, adhérents de la première heure de notre comité local ANACR.

Voici les événements auxquels nous avons participé avec drapeau.

  • 16 février, Pont Lasveyras (Philippe BRAVARD et Emilian BLANCHARD).
  • 23 février, Ass générale de notre comité, salle de réunion de la Mairie d’Objat.
  • 2 mars, Obsèques de Raoul DANDALEIX, ancien Légal, à Orgnac.
  • 5 avril, Stèle de la GAREDIE. Philippe et Christine Bravard (petit comité en respect des normes sanitaires).
  • 18 Avril, Stèle du Saillant (Philippe).
  • 8 mai Orgnac, Objat (Philippe).
  • 9 juin, Tulle (Philippe).
  • 18 juin, Objat (Yves PONTHIER).
  • 26 juin, Objat, Obsèques de Jeannot DUMAS. Ancien de l’A.S. Ancien du 9 éme Régiment des Zouaves. Il a participé à la libération de Strasbourg. (Philippe).
  • 6 juillet, Voutezac, Obsèques de Jean CERVERA. (Philippe, Porte Drapeau, Serge MAURY, co-président de notre comité.)
  • 14 Juillet, Orgnac, Objat (Emilian)
  • 4 Août, Vignols, Obsèques de Henri GOUNET. Ancien Combattant-RésistantVice-président du comité départemental. Ancien secrétaire du comité d’Objat.
  • 15 Août, Brive, Stèle de Jean CARIVEN et Monument du Caillou. (Philippe, Serge et Geneviève MAURY)
  • 20 Octobre, Tulle, Obsèques de Jeannette FOSSARD, Vice-présidente du Comité de Tulle.
  • 1er novembre, Objat Monument aux morts. (Philippe)
  • 11 Novembre, Objat (Yves) Orgnac, (Philippe) et Vigeois (Emilian).
  • 19 décembre, Allassac. Cérémonie républicaine avant obsèques de René CHAUZAT, ancien président du comité d’Allassac. (Philippe)

Site internet : le site internet de notre comité a été enrichi de 14 articles supplémentaires en 2020 dont trois témoignages de personnes ayant vécu sous l’occupation. (Ces articles peuvent se lire en cliquant sur « archives » à droite de la page d’accueil et en choisissant un mois de l’année écoulée.)

Réunions départementales : Nos représentants ont assisté aux réunions du comité départemental ainsi qu’aux assemblées générales d’autres comités – Allassac, Brive, Argentat…lorsque les conditions sanitaires l’ont permis.

Localement, nous avons organisé les réunions suivantes :

  • 23 février Assemblée générale
  • 4 mars Réunion du conseil d’administration
  • Octobre : remise du nouveau drapeau
  • 15 Janvier 21 : Réunion de bureau préparatoire à l’AG 2021 Cette réunions a été repoussée à début janvier pour cause de confinement. »

 

 

 

Le premier drapeau acheté par le comité ANACR du secteur d’Objat tenu par le premier porte-drapeau de ce même comité, monsieur Froidefond .

 

 

 

 

Avant la création de l’ANACR, nos Anciens adhéraient à l’Association Nationale des Anciens FTPF/ FFI, affiliée à l’ A.R.A.C.

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Un nouveau drapeau

Un nouveau drapeau a été acheté par le comité ANACR secteur d’Objat afin de remplacer celui d’origine, utilisé pendant plus de 50 ans.

Il a été étrenné par notre jeune porte-drapeau Emilian Blanchard lors de la commémoration de l’armistice le 11 novembre 2011à Vigeois puis à Orgnac. 

Ci-dessous l’article publié dans la page locale de La Montagne Corrèze du samedi 10 octobre 2020.

 

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