L’école de Fanlac, Dordogne

Nous souhaitons parler de l’école de Fanlac, où est allé « Jo » Guérin.

Monsieur Guérin n’était pas un homme très bavard. Quand nous lui avons demandé quelle « formation » il avait eu pour devenir un des encadrants de groupes FTPF il a simplement dit qu’il avait été désigné pour aller à l’école de Fanlac. Nous le citons :

« Envoyé en stage à l’Ecole des Cadres de l’Interrégion FTPF installée à Fanlac (Dordogne), je suis nommé responsable militaire de Détachement et chargé d’implanter un camp de maquis dans la région d’Objat- Pompadour en septembre 1943. »

Nous trouvons mention de cette école dans plusieurs récits de Résistants FTPF de la région.

Par exemple dans le  témoignage écrit en 1981 de monsieur Yves Elouet, dit « Yvon », « Jean », « Olivier », lieutenant FTPF, commandant la 233ème compagnie FTPF, sous/secteur C de la Corrèze. En voici un extrait:

 

 

 

Nous avons aussi en notre possession une coupure de journal de 1974 ( L’Echo du centre) où se trouve le témoignage de Roger Lescure revenu sur les lieux pour le 30ème anniversaire de la libération de la Corrèze par les FFI. En voici quelques extraits: «  … C’est là dit Lescure, que nous faisions l’entraînement. Il fallait en effet donner aux stagiaires une grande résistance physique. Les longues marches de nuit étaient courantes. Parfois on s’exerçait au tir réel malgré le bruit. Mais en 1943, nous n’avions pas assez d’armes et de munitions pour le pratiquer couramment…

… Nous les recevions de tous les départements de la R5: Indre, Haute-Vienne, Dordogne, Corrèze, Creuse…

… Chaque promotion de l’école des cadres de l’Espicerie participait en principe à une opération contre l’ennemi, effectuait comme qui dirait un exercice pratique… » 

(Nous pensons que le 2 février 1944 plusieurs groupes FTPF se sont trouvés à Larche dont un groupe venant de Fanlac avec Charles Piquaud, un autre étant le groupe Jean Robert venu délivrer un des siens fait prisonnier la veille).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Baptiste Touron alias Michel

Monsieur Touron nous a quittés en janvier 2011, il y a déjà six ans.

Madame Touron , son épouse, nous a fait passer une lettre écrite par Michel Lissansky en 1945, par rapport à ses « états de service dans la Résistance ».

Nous vous la transcrivons ci- dessous pour une lecture plus aisée et vous mettons aussi la lettre manuscrite et signée de la main du Résistant « Michel André » ou Michel Lissansky.

 » Objat le 11 9 1945

Je soussigné Michel Lissansky dit « Michel André » ex-responsable clandestin puis légal du Front National pour la région inter cantonale Ayen, Vigeois, Lubersac, Donzenac et Juillac en 1944, ex-lieutenant FTPF-FFI s/secteur B de la Corrèze sous les ordres du capitaine « Félix » alias Vialle d’Uzerche, actuellement membre du Comité Directeur de la Confédération Générale des Anciens Internés et Déportés politiques 14 Bd Montmartre Paris 9ème, certifie que monsieur Baptiste Touron à Charriéras par Objat, Corrèze, a contracté en service commandé aux FTPF-FFI en 1944 (Maquis de la Corrèze) une affection pulmonaire l’ayant contraint à quitter son service en décembre 1944.

Je certifie que monsieur Touron remplit à différentes reprises dans la période clandestine des missions périlleuses dont il se tira avec honneur et pour le plus grand bénéfice de la lutte contre l’oppresseur nazi et ses valets de Vichy.

Ce jeune homme a été un exemple de patriotisme pour ses camarades et j’espère que la solidarité de tous les Français républicains et patriotes jouera pour lui.

Signé:  Michel Lissansky, 57 rue Dauphine, paris 6ème

Inspecteur aux Affaires Sociales

Ex otage à la Santé (Gestapo) à Paris en 1941″

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Johannes Lagueyrie

Nous aurions pu intituler cet article:   » De l’utilité des plaques commémoratives »

Passants, lors de votre visite du bourg d’Objat, pas très loin de l’hôtel de ville, à côté de la halle conduisant à la salle des congrès, levez les yeux sur la façade de l’immeuble mitoyen et vous verrez une plaque toute neuve, installée il y a peu d’années par la municipalité d’Objat et ce grâce à la ténacité de madame Dumont,  aujourd’hui décédée, fille de monsieur Johannes Lagueyrie.

Mais le nom de son père est écrit là et ainsi il restera à juste titre dans nos mémoires.

Il est inscrit aussi sur la stèle du Saillant de Voutezac (voir articles sur ce site aux mois d’avril 2016, 2015, 2014… en cherchant dans « archives », page d’accueil).

Voici le texte écrit sur la plaque:

« A la mémoire de Johannes Lagueyrie, 6 aoùt 1895, 5 mars 1945, Patriote arrêté pour faits de Résistance au Saillant le 15 avril 1944, a été déporté dans le camp de concentration de Hambourg Neuengamme (Allemagne) est décédé des suites de la barbarie nazie le 5 mars 1945 à Neuengamme. »

johannes-lagueyrie

           Il y a une dizaine d’années encore, la fille de monsieur Lagueyrie se faisait un devoir d’accompagner  dans les écoles de la région les rescapés de ce camp de concentration pour expliquer la barbarie des guerres.

(Photo de S Maury)

 

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Les bals clandestins

Pour les journées du patrimoine, le conseil départemental donnait  l’excellent conseil d’aller voir ou revoir le musée Henri Queuille à Neuvic (19) et son exposition permanente sur la Résistance en Haute-Corrèze (cliquer à droite de  la page d’accueil de notre site sur « liens »)… Où l’on constate que l’esprit de Résistance est apparu très tôt sur nos terres avec la création de réseaux dès février 1941.

Mais cette année, c’est l’exposition temporaire « Une histoire des bals clandestins » au musée du cloître à Tulle qui a retenu notre attention.

Allez-y avant le 30 janvier 2017. Vous y verrez par exemple un accordéon « décoré » de la croix de Lorraine, une façon pour le propriétaire de l’instrument de montrer son hostilité à l’occupant et au gouvernement de Vichy. Vous vous amuserez à décoder un message donnant le lieu et la date du prochain bal clandestin. Vous trouverez trace de notre regretté Jean Maison

Dans les témoignages que nous recueillons depuis plus de dix ans, il nous a été parlé de bals clandestins dans la campagne corrézienne, où la jeunesse se rendait malgré les avis d’interdiction, signés du préfet,  placardés dans les mairies.

Nous citons quelques uns de ces témoignages ici:

Témoignage de Ginette Raffy qui nous parle d’un animateur de ces bals clandestins, André Briat alias « Toutou »:

  • « J’avais rendu visite à Salon la Tour à mes cousins. C’était jour de batteuse. Le soir, les jeunes de Salon ont décidé de danser dans la grange en terre battue. Pas difficile les jeunes en ce temps-là où les bals étaient interdits. J’allais donc avec eux. Un jeune accordéoniste, très sympathique, vraiment bon musicien était là. Son nom de code était « Toutou ». Polkas, valses, tangos se succédaient à un rythme endiablé. Il y a même eu le « pélélé » que je dansais pour la première fois. En Basse – Corrèze où j’habitais, cette danse était inconnue. »

Témoignage d’ Auguste Lauriac:

  • « Il y avait souvent des bals clandestins chez Mégie ou chez Maury à Crouzevialle. (commune de Voutezac). Ces deux familles participaient au ravitaillement des maquis.
  • Je me souviens d’André Briat, un résistant du groupe Jean Robert. Il allait jouer chez Lascaux, un café du Saillant. Il aimait tellement son accordéon qu’il jouait quelquefois sur la route.  » 

    Mr Lauriac, à l’accordéon, et deux amis animant un bal à la libération

    Mr Lauriac, à l’accordéon.

Nota bene: à droite de la page d’accueil de ce site, tapez le nom d’André Briat à « recherche » et vous vous remémorerez la destinée tragique de « Toutou », dont le frère Roger Briat fait partie des 99 pendus de Tulle.

Témoignage de Henri Gounet:

  • « Je n’ai pas beaucoup participé aux bals clandestins. Je me cachais avec les maquis dans les bois vers Lascaux. Puis, après la libération de la Corrèze, je suis parti à Bordeaux avec la 235ème Compagnie de Jo Guérin. Mais quand je suis rentré de la poche de Royan, je suis allé à 2 ou 3 bals. Les animateurs de ces bals étaient monsieur Jarrige, monsieur Mazeaud, Julien Brunerie pour la région de Vignols/ Pompadour . »

 

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André (Pierre Louis) Desassis, alias Darius

  • La randonnée était proposée sur le site « www.anacr-correze.fr ».
  • François Remond, président du comité ANACR secteur Meymac/ Egletons, avait demandé: « Et Darius, vous connaissez? Le 18 août 2016, nous marcherons sur les traces de Darius, de La Sagne d’Ambrugeat à la maison Beynel à Lagrasse de Davignac. 

Alors, une bonne quarantaine de personnes a fait cette marche, en compagnie des membres du comité organisateur mais aussi avec des personnes, enfants ou adolescents en 1944, ayant bien connu leur voisin, André Desassis, ainsi qu’ avec le neveu de ce dernier, André Vinatier, et son épouse Nicole, qui nous ont accueillis dans la grange attenante à la maison natale de Darius, à la Sagne.

François Rémond a accompli un patient travail d’historien sur plusieurs années en recherchant des personnes ayant connu ce résistant et en enregistrant leurs témoignages.  Ce travail de recherche fait à propos d’ « un des premiers résistants de la Haute-Corrèze » (dès 1941) sera probablement publié sur le site départemental de l’ANACR 19. Il peut être aussi demandé au comité ANACR du secteur de Meymac/Egletons car un fascicule, remis à chaque participant, a été réalisé pour cette marche .

Aussi, nous ne mettons ici que des photos légendées prises au cours de la promenade par nos soins.  Les voici:                                 100_3176

La maison des parents d’André Desassis à la Sagne d’Ambrugeat, prise du chemin qui partait dans les bois qu’empruntait Darius pour rejoindre d’autres Résistants FTPF. La maison appartient au neveu de Darius, André Vinatier.

1 des vélos utilisés par Darius

Accrochée dans la grange de la maison, une des bicyclettes dont se servait Darius pour ses missions. Il était un des chefs FTPF, commissaire aux effectifs, de la Haute-Corrèze.

André Vinatier n’a pas connu André Desassis, le frère de sa maman, dont il porte le prénom, celui-ci ayant été arrêté par une brigade de gendarmerie en septembre 1943, transféré à Limoges où il sera affreusement torturé par la gestapo et où il finira par mourir le 3 avril 1944, sans avoir parlé, quelques jours avant son 24ème anniversaire.

le neveu de Darius

Mais il a présenté un panneau regroupant des photos familiales et a accepté d’être photographié à côté de ce panneau.

Vu sur le panneau, la dernière photo de Darius avec, insérée à gauche du cadre, la croix de guerre 1939 décernée à titre posthume.

citation à titre posthume

Darius, 23 ansAu cours du repas pris après la promenade, devant plus de soixante personnes, le neveu de Darius nous a lu la lettre reçue par la famille en 1947 accompagnant la médaille dans laquelle il est dit entre autre que Darius n’a pas parlé sous la torture subie pourtant pendant des mois » sauvant par son silence tout le réseau de Résistance de la Haute-Corrèze ».

Des moments forts de cette promenade sur les traces de Darius: les témoignages de personnes ayant croisé André Desassis ou ayant aidé avec leur famille des résistants se cachant au Puy Richard d’Ambrugeat.

François Remond

A côté de François Remond, Claude Dutheil, enfant pendant la guerre, dont le grand-père maternel, Léonard Brette, voisin de la famille Desassis, homme charismatique, a toujours soutenu Darius pendant la Résistance.

Grâce aux anecdotes de monsieur Dutheil et à celles de sa cousine, également présente le 18 août, André Desassis, « qui donnait l’impression de n’avoir peur de rien », aux idées fermement ancrées,  était parmi nous sur les chemins empruntés.

1 chambre de passage

Une partie de la grange de la famille Langle à la Mouline avec en haut la fenêtre d’une chambre aménagée pour les résistants de passage.

Darius y avait conduit Georges Guingouin la première fois que celui-ci est venu dans cette partie de la Haute-Corrèze. Cette pièce était invisible pour quiconque non averti car entièrement cachée sous des bottes de paille.

la mouline

M Langle de la mouline

Le fils de Jean Pierre Langle se souvient des passages de nuit de Darius, mais aussi de Georges Guingouin qui arrivait toujours, marchant dans le ruisseau.

le ruisseau avant le moulin

C’était le moyen employé par beaucoup pour ne pas se perdre dans les bois la nuit.

le moulin de la famille Langle

Le moulin que connaissaient beaucoup de maquisards et d’où Jean Pierre Langle, le père d’Henri, partait la nuit à travers bois, un sac de 50 kg de farine sur le dos, en direction de camps de maquisards ou chez des « légaux ».

ferme Beynel

Cette promenade, très bien organisée, s’est terminée à proximité de la ferme Beynel, famille de résistants durement éprouvée elle aussi.

A propos de cette famille, François Rémond nous conseille de lire le livre « Une famille corrézienne dans la tourmente » d’Elise Beynel-Delmas, édité par l’anacr- Corrèze. (voir sur ce site à la rubrique « en savoir plus »).

  • Tout au long des sentiers, nous avons entendu parler d’André Desassis, alias Darius et de ses rencontres avec beaucoup de chefs maquisards de la haute-Corrèze, Georges Guingouin  au début mais aussi, bien sûr, Léon Lanot ( il faut absolument lire le livre « Léon Lanot, 1er maquisard de Corrèze » de Paul et Mouny Estrade)…
  • N’oublions pas le « grand-père » Nouaille Félix, Jean Vialat, Jean Constanty alias Germain, Jean Brette, Jean Demichel, les familles Charbonnel et Beynel
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L’Enseigne, Cantal, 1er Février 1944

Des membres de notre comité ANACR-Objat, partis visiter la jolie cité médiévale de Marcolès dans le Cantal, ont eu le regard attiré par une tombe particulière, sobre mais massive, très bien entretenue, située à l’entrée du cimetière.

A la demande d’une des familles concernées, six maquisards, tués à l’Enseigne (lieu-dit) le 1er février 1944, furent inhumés dans la même tombe dans ce cimetière de Marcolès en 1944.

Voici des photos prises par nos adhérents.tombe maquis cantal

tombe résistants à Marcolès

 

Nous avons fait des recherches et voici les renseignements trouvés sur le site créé à l’occasion du concours de la Résistance et de la déportation 2011 par des élèves de 3è du collège La Ponetie, Cantal.

«  L’Enseigne est un croisement entre 4 routes qui se situe entre Marcolès et St Mamet. On peut y voir aujourd’hui deux plaques commémoratives en souvenir des faits tragiques qui s’y déroulèrent lors de la journée du 1er février 1944 et du 18 juillet de la même année.

18 jeunes ayant rejoint le maquis de Luzette après avoir refusé de partir travailler en Allemagne séjournaient à l’Enseigne depuis la mi-Janvier avec leur chef Léon Pautard. Ces jeunes maquisards furent repérés par des bûcherons français. Ceux-ci fréquentaient Francisca, une prostituée. C’est via cette française d’origine italienne que les bûcherons se lièrent avec des soldats allemands.

Après avoir reçu les informations, les forces d’occupation et la milice envoyèrent Francisca et Bonicel, un milicien français, sur les lieux le 27 Janvier. Ceux-ci vérifièrent la disposition des lieux et la présence des 18 maquisards. Bien que prévenus la nuit du 31 Janvier de la possible action des forces de répression, les maquisards remirent au lendemain leur fuite. Malheureusement les Allemands et la milice française arrivèrent le matin du 1er Février avant le lever du soleil. Les combats s’engagèrent. Plusieurs maquisards réussirent à s’enfuir dans les bois et à atteindre Estieu. 6 jeunes moururent ce jour-là. »

Allez voir ce site « la-resistance-en-France.fr/travaux.htlm. Les 4 élèves concernés et leur professeur le méritent. Vous aurez des renseignements à propos du 18 juillet 44, au même endroit.

On peut ajouter que les maquisards se cachaient à l’Enseigne dans six baraquements construits en 1942 par les chantiers de jeunesse et qui ne servaient plus depuis 1943. Le 1er février les baraquements ont été incendiés. Apparemment, quatre de ces jeunes ont été tués au combat et les deux autres faits prisonniers et assassinés. Les miliciens se sont livrés ensuite à des pillages dans les environs, terrorisant la population. (voir dans le livre de Pierre Montagnon « Les maquis de la Libération : 1942/1944 »)

Voici la photo, prise par nos mêmes randonneurs sur la route du retour à Objat, qui montre le monument érigé en souvenir de ce tragique 1er février 1944, carrefour de l’Enseigne, après Marcolès, en direction de Saint-Mamet.

stèle souvenir marcolès

« Aux glorieux morts du Maquis de l’Enseigne tués le 1er février 1944 ».

 Reboul Robert-Charles, né en 1923 à Servian,Hérault

 Weil Théophile, né en 1921 à Hayange, Moselle

 Dubois René, né en 1923 à  Cazouls, Hérault

Dudal Maurice

Lewitansky Lazare et Salomon, frères jumeaux, nés en 1921.

A noter que sur les plaques déposées sur le côté de la tombe par les familles, on voit marqué Dubois Alfred ( à la place de René), Lazare et Salomon Levitansky (avec un v à la place du w).

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Un grand Uzerchois, Gabriel Furnestin

franceLu dans le journal « France » du dimanche 10 décembre 1944 *, numéro 12 vendu au prix de 1F50:

En première page, dans la rubrique « Nos martyrs », un article sur Gabriel Furnestin.

Voici des extraits de cet article:

« Gabriel Furnestin

Peintre décorateur

Membre de la Résistance

Arrêté par la Gestapo

à Uzerche le 1er octobre 1943          

Torturé à mort

Par la police allemande

à la prison de Fresnes 

le 21 janvier 1944.g furnestin suite

Gabriel Furnestin est un Uzerchois de vieille souche, fils d’artisan, artisan lui-même…

Marié en 1936 à une institutrice, père de deux enfants, aimé de tous, la vie s’offre à lui riche de promesses…

1939, Furnestin, mobilisé dès le début de la guerre, rentre à Uzerche non résigné à la défaite et dès la création d’un groupe de résistance, plein d’enthousiasme, est un des tout premiers à  répondre présent…

Pendant trois ans, sans un moment de défaillance, il assure la plupart des parachu
tages du canton d’Uzerche, et plus d’un FFI a pu combattre grâce à l’héroïsme de Furnestin. Mais la police allemande s’inquiète de l’activité des patriotes uzerchois. La Gestapo enquête et brusquement le 11 septembre 1943, les arrestations se multiplient dans la vieille cité uzerchoise.

De justesse, Furnestin échappe aux policiers allemands qui trouvent la maison vide …et le maquis de Condat compte dès lors un héros de plus …

Mais un traître agit et le premier octobre Furnestin et ses compagnons sont arrêtés…. »g furnestin  …
* le journal « France » était l’organe du Mouvement de Libération National (MLN) ex-MUR (Mouvements Unis de Résistance: Combat, Libération, Franc-Tireur..)

  • Merci au fils de monsieur Lafarge pour le prêt de ce journal datant de 1944. (voir article de juillet 2016 dans « actualités » à propos de ce dernier).
  • Précision: dans le livre de souvenirs du peintre Cueco, natif d’Uzerche, dont nous vous avons parlé dans l’article « note de lecture » (à retrouver dans « archives » de décembre 2015), celui-ci parle du Résistant Gabriel Furnestin arrêté par les Allemands, tabassé qu’il a vu à l’arrière d’une traction noire.
  • Autre précision: sur le monument aux morts d’Uzerche, nous trouvons le nom de Gabriel Furnestin, mais dans la partie réservée aux « morts en déportation », alors que dans l’article du journal de décembre 1944, il est noté  » mort sous la torture à la prison de Fresnes ».            Ecrivez-nous.IMGP5581bis

 

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La légion d’honneur aux derniers Résistants? Chiche

Nous nous permettons de vous mettre ci-dessous l’article lu dans le dernier numéro de notre journal départemental de l’A.N.A.C.R. écrit par notre co -président départemental, Bernard Delaunay, à propos de la promesse du président de la République Française d’honorer nos derniers Résistants, soldats des Forces Françaises de l’Intérieur encore parmi nous ce jour… hélas plus qu’une poignée. Cet article est intitulé « Bonjour tristesse!« :

 » Il y a plus d’un an l’ANACR-Corrèze était sollicitée par l’ONAC-VG pour présenter la liste des Résistants corréziens membres de l’ANACR susceptibles de recevoir la Légion d’Honneur.

Cette demande faisait suite à l’annonce par le Président de la République, pour le 70ème anniversaire de la Libération, d’attribuer 1500 décorations réservées aux derniers Résistants.

La liste de nos Résistants titulaires de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance a été transmise une première fois par notre secrétariat à l’ONAC-VG -Corrèze, une deuxième fois en juillet directement au ministère de la Défense à sa demande, une troisième fois à l’automne, encore au ministère, encore à sa demande (la liste aurait été égarée).

Entre temps, deux camarades Résistants sont décédés. Le 8 mai 2015, Bernard Delaunay présent à Paris pour la remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation, était porteur de cette liste accompagnée d’un courrier de Jean Maison, remis au Président de la République à l’Elysée.

Depuis ces démarches, quelques Résistant(e)s corréziens de la liste, ont reçu la visite de la Gendarmerie pour enquêtes de vérification d’Etat Civil… puis aucune nouvelle.

La consultation des décrets de la Présidence de la République portant nomination dans l’ordre de la Légion d’Honneur (le dernier en date du 17 avril 2016) nous laisse toujours dans l’attente d’un premier Résistant corrézien encore vivant, récompensé sur ce contingent de 1500 décorations spécifiques. Pourtant, des centaines de nominations ont été prononcées, en faveur de militaires de 1939-45, des guerres d’Indochine, d’Algérie et d’opérations extérieures contemporaines. Or plusieurs de nos Résistants se sont engagés pour la durée de la guerre dans la Première Armée française…

Alors nous nous posons des questions :

Pourquoi, sur 1500 décorations, les Résistants de Corrèze, un des premiers départements Résistants et premier comité ANACR de France, sont-ils « oubliés » ?

La Résistance des civils à la dictature de Vichy et au nazisme est-elle à ce point déconsidérée qu’elle ne mériterait pas une distinction ?

La Résistance n’était-elle pas une attitude civique suffisamment exemplaire ? 

Au moment où notre pays vient de vivre en 2015, des drames du fanatisme et de la barbarie, le réveil de la « bête immonde », n’aurait-il pas été opportun de donner un signe et des repères à notre jeunesse ?

Ces repères, à la fois historiques et civiques, n’auraient-ils pas pu contribuer à une prise de conscience de la nécessité de résister aujourd’hui à la xénophobie, au racisme, aux atteintes aux valeurs de solidarité, de fraternité et de paix du Conseil National de la Résistance ?

Depuis 2015, à l’espoir de nos derniers Résistants de voir leurs sacrifices reconnus, ont succédé la déception, pour beaucoup l’indignation, le sentiment d’avoir été trompés.

Il reste leur tristesse, celle de leurs familles, de leurs Amis, face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, alors même qu’un dignitaire étranger, transgresseur dans son pays des droits des hommes et des femmes proclamés par nos lois et celles de l’ONU, est décoré de la Légion d’Honneur au nom de la « tradition diplomatique » !

Nous sommes fondés à demander avec insistance à la République de reconnaître ses défenseurs les plus fervents : ceux de la Résistance, le temps passe vite, il y a urgence !

L’ANACR continuera à réclamer leur dû ! » 

Merci à Bernard Delaunay pour cet article et pour nous permettre de le reprendre ici.

Le comité A.N.A.C.R. secteur d’Objat

 

 

 

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Travail de mémoire, des élèves récompensés

A Vigeois, lundi 20 juin, Bernard Delaunay, président de l’A.N.A.C.R. 19 et Christine Gauthier-Bravard, co-présidente du comité A.N.A.C.R Objat, en présence de Jean-Pierre Peyrat, de Jean-Paul Comby, maire de la commune et de parents, remettaient le 1er prix ex-aequo, aux élèves de C.M.1 et C.M.2 de la classe de Mme Fialip pour leur participation à cette épreuve ouverte aux collèges et lycées mais unique dans le département de la Corrèze pour les élèves du 1er degré.

      ANACR remise prix concours resistance200616 (9)                                                   ANACR remise prix concours resistance200616 (13)

Créé il y a plus de 50 ans par le milieu associatif résistant, le Concours national de la Résistance et de la Déportation rassemble environ 50 000 élèves par an, préparés par des enseignants volontaires.

Plusieurs mois de travail pour une bonne centaine d’écoliers corréziens, des enfants découvreurs de mémoire, sensibilisés à leur histoire familiale et à celle de leur contrée grâce à leurs enseignants et aux intervenants, anciens résistants comme Jean Maison, co-président de l’ A.N.A.C.R.19, Charles Thouloumont, et autres… telle également à Vigeois, l’aide active de Thomas Laval, qui a apporté de ses collections personnelles divers objets de la vie quotidienne des années noires entre 1939 et 1945…

Chaque élève a reçu un diplôme. Plusieurs ouvrages (livres documentaires et C.D.) ont été offerts à l’école ainsi qu’à la bibliothèque.

ANACR remise prix concours resistance200616 (15)       [photos et texte de MC Bravard]

Autres remises de prix aux écoles participantes:

Favars le 21 juin,coupure Echo

Corrèze le 28 juin,

Regroupement pédagogique Meilhards-La Porcherie » le 1erjuillet.

L’école du Lonzac a été récompensée le 16 juin.                                                           concours 1er degré (coupure de l »Echo de la Corrèze  du                                                                                                                            20/06/16.)     chemin de méoire Le LonzacLe Lonzac 2

Dépliant sur la création d’un chemin de mémoire disponible à la mairie du Lonzac.

 

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Jean Maison

Jean Maison, co-président de notre comité ANACR- Corrèze est mort. La nouvelle est tombée aussi sèche et dure que cette première phrase.

Ses obsèques auront lieu ce mercredi 15 juin 2016 à Clergoux, dans ce village qu’il aimait tant, dont il a été longtemps le maire, qu’il se plaisait à fair visiter avec des anecdotes captivantes en montrant « l’usine » ou l’ancien hôtel-restaurant, riche d’Histoire …

Ce mercredi 15 juin, sa vie publique si intense sera rappelée bien sûr et notre autre co-président, Bernard Delaunay, nous retracera sa vie de Résistant mais aussi certainement tout ce qu’il a apporté à notre association ANACR- Corrèze et le soutien sans faille qu’il a tenu à exprimer dès le début aux « Amis de la Résistance »

Pour notre comité du secteur d’Objat, nous voulons simplement exprimer notre immense peine et aussi nous rappeler des moments partagés avec lui ces dernières années où Jean a toujours montré son sens de la convivialité et son immense charisme. Voici quelques photos de notre album personnel:

congrès 19 à objatLors du congrès anacr-corrèze à Objat en octobre 2012, Jean répond aux questions de l’assemblée.

congrès brive Prêt à aller à Vitrac déposer 1 gerbe lors du congrès national à Brive en octobre 2014, Jean accepte de poser pour la photo souvenir.

Egletons août 2014 Pour les commémorations d’Egletons en 2014, Jean vient de saluer les nombreux porte- drapeaux présents au monument aux morts.

J Maison à Egletons Toujours avec le sourire , Jean nous parle de son livre.

ag argentat Jean pousse la chansonnette avec la complicité de notre amie de l’ANACR d’Argentat en 2015 après l’AG.

Nous allons relire ton livre , « Jeantou, un enfant de chez nous » et aussi feuilleter le bel album « 1935-1945, La Résistance du Plateau des Etangs à Paris libéré » et  tu seras aussitôt parmi nous, tout sourire et ferme dans tes convictions.

Nous nous permettons de citer un extrait du message de monsieur B Gaume, préfet de la Corrèze, apprenant la disparition de notre ami. Le Préfet appréciait ce grand résistant «qui n’a jamais mis son drapeau ni ses convictions dans sa poche. Je retiens de lui sa capacité infatigable à venir expliquer l’indicible et l’innommable auprès des jeunes. En ce sens, c’est une vraie perte pour le devoir de mémoire. Un témoin de ce qu’a été le drame de la seconde guerre mondiale s’est éteint. Il va falloir continuer à porter le message sans ceux qui, comme lui, ont vécu les choses».

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