2 août 1940, de Gaulle condamné à mort

Un lecteur de nos « actualités » nous a prêté un quotidien français datant du 3 août 1940. Il  y est annoncé que le général de Gaulle a été jugé et condamné à mort le 2 août 1940 par le tribunal militaire français de 1940.

Voici un morceau de la « une » de ce journal:

Au centre, un article « Le général de Gaulle condamné à mort ». Nous vous le transcrivons ci-dessous. Mais notez aussi à droite de cette « une » un autre article intitulé « Tout militaire français qui sert à l’étranger est un traître »

Voici le contenu de l’article sur la condamnation de de Gaulle le 2 août 1940:

« Le général de Gaulle condamné à mort, à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens.

Déféré devant le tribunal militaire permanent de la treizième région pour des faits postérieurs à ceux qui avaient motivé une première poursuite l’ex général De Gaulle a été jugé par contumace à l’audience du 2 août.

Le tribunal militaire stigmatisant la propagande criminelle faite par De Gaulle à la radio anglaise, a retenu contre lui les intelligences avec une puissance étrangère en vue de favoriser ses entreprises contre la France, la provocation de militaires à passer au service d’une puissance étrangère et les agissements susceptibles d’exposer les Français à des représailles. Il a retenu en outre la désertion à l’étranger en temps de guerre.

Pour l’ensemble de ces agissements de nature à porter le plus grave préjudice à la France, de Gaulle a été condamné à la peine de mort avec dégradation militaire.

La confiscation de ses biens a été prononcée. »

 

 

 

 

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Un poème de Robert Desnos

Pour débuter cette année 2018 tous ensemble, nous vous proposons à la lecture un poème de Robert Desnos choisi dans son recueil de poésie « Ce cœur qui haïssait la guerre »

Le Legs

Et voici, Père Hugo, ton nom sur les murailles !
Tu peux te retourner au fond du Panthéon
Pour savoir qui a fait cela. Qui l’a fait ? On !
On c ’est Hitler, on c ’est Goebbels… C ’est la racaille,

Un Laval, un Pétain, un Bonnard, un Brinon,
Ceux qui savent trahir et ceux qui font ripaille,
Ceux qui sont destinés aux justes représailles
Et cela ne fait pas un grand nombre de noms.

Ces gens de peu d’esprit et de faible culture
Ont besoin d’alibis dans leur sale aventure.
Ils ont dit : « Le bonhomme est mort. Il est dompté. »

Oui, le bonhomme est mort. Mais par-devant notaire
Il a bien précisé quel legs il voulait faire :
Le notaire a nom : France, et le legs : Liberté

 Que 2018 soit une année paisible et solidaire.

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Une tombe dans le Vaysse?

Des amis de notre comité ont eu le plaisir de participer à Vignols aux deux promenades nocturnes théâtralisées proposées en août 2017 par la municipalité et préparées par l’Association  » Pays d’Art et d’Histoire ». La guide de cette association a dit s’être beaucoup servi du livre de Pierre Eyrolles « Vignols et son histoire » pour mieux faire découvrir les trésors de la commune.

La curiosité éveillée par ces sorties très réussies, nos amis ont repris le livre cité ci-dessus et nous ont interrogés par rapport aux huit phrases écrites à propos de « Mario » (voir l’histoire de ce Résistant en tapant son nom dans « recherche » sur la page d’accueil du site). Les voici retranscrites exactement comme lues dans l’édition de 1972 : «  Une tombe s’élève dans le Vaysse près du bois de Pény. Elle est vide maintenant; il ne reste qu’une grande croix à l’endroit où fut tué un petit gars du maquis, son corps ayant été transporté dans le cimetière de Vignols.

Je venais en vacances en 1944 et, en gare d’Austerlitz, montèrent dans le train de Toulouse une cinquantaine de Nord-Africains en tenue de campagne. Quelle ne fut pas ma surprise quand, en gare de Vignols, je vis descendre cette petite troupe. Où allait-elle? Je ne tardai pas à le savoir; dans la nuit, on entendit tirailler sans arrêt. C’était l’armée du maréchal Pétain à la poursuite des maquisards. Un pauvre bougre, d’origine polonaise, est venu rendre sa vie dans ce coin de terre et son nom, Maleksaeck, figure sur le marbre du monument aux morts. »

D’après les témoignages que nous avons recueillis de maquisards du groupe Jean Robert mais aussi de personnes, adultes en 1944, vivant à côté du Vaysse, ainsi que d’après les archives de la mairie, nous pouvons dire qu’il n’y a pas de tombe avec une croix à côté de la gare du Vaysse . Il y a une stèle avec une colonne brisée ce qui le plus souvent évoque la mort prématurée d’un jeune homme en pleine force de l’âge. Mario, 21 ans,  a été transporté dès le lendemain de son exécution dans le bourg de Vignols et a été enterré le surlendemain dans le cimetière du village. Bien avant 1972, Mario n’était plus dans ce cimetière mais au milieu de plus de 2000 Combattants de la Seconde Guerre mondiale, à la nécropole de Chasseneuil.

C’est tôt le matin du 8 avril que ce raid dans le Vaysse a eu lieu. Sur l’extrait du registre de l’état civil de Vignols en date du 9 avril 1944, il est déclaré la « découverte d’un cadavre humain qui n’a pu être identifié« . Il y a un rajout sur ce papier officiel, fait le 19 décembre 1944, donnant la véritable identité de Mario avec l’orthographe suivante « MLECZAC Meyer ».

Sur le monument aux morts de Vignols, le nom de notre maquisard du groupe FTPF Jean Robert apparaît avec une orthographe très légèrement différente: Meleczak Meyer.

Nous savons que lors de ces promenades théâtralisées, il est rendu hommage aux Résistants vignolais comme aux Résistants venus d’ailleurs, présents dans les bois du Vaysse. Nous en remercions les concepteurs de la visite animée du bourg de Vignols. Nous ne pouvons que conseiller de ne pas rater l’édition 2018 qui aura forcément lieu vu le succès de la première saison!

 

 

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Congrès FNACA, hommage à Jacques Bouysse

Répondant à l’invitation locale de la FNACA, notre comité était représenté par notre co-présidente du secteur d’Orgnac, Christine Gauthier-Bravard, au congrès annuel départemental de la FNACA à Objat. Bien sûr, notre porte- drapeau était là aussi pour la traditionnelle cérémonie de fin de congrès au monument aux morts. A cette occasion, une exposition était ouverte à tous, salle des expos de la mairie, et notre co-président d’Objat, Yves Ponthier, représentait notre comité lors de l’inauguration de cette rétrospective allant de 1954 à 1962, réalisée par la FNACA nationale. Quelques photos de ces moments:   A gauche, le porte-drapeau du comité ANACR Objat, Philippe Bravard. Les photos ont été faites par Christine Gauthier Bravard qui précise que « Parmi les 600 convives, la section F.N.A.C.A. Vigeois-Troche était honorablement représentée par son président Albert Chassaing, René Fulminet, trésorier, Roger Salesse, René Debest et Claude Jouhannaud, porte-drapeau, avec leurs épouses, rejoints le temps d’une photo par Philippe Bravard, porte-drapeau du comité A.N.A.C.R. d’Objat. »

Quelques photos de panneaux exposés (sans ordre chronologique)Hommage 

 Cet article sur le congrès de la FNACA nous permet de rendre hommage à un ami objatois bienveillant à l’égard de notre comité et de nos travaux de récoltes de témoignages : Jacques Bouysse, président fondateur du comité FNACA du secteur d’Objat, décédé hélas quelques semaines avant d’avoir pu participer à ce congrès départemental.

Les animateurs de ce site internet avaient rencontré plusieurs fois monsieur Bouysse, enfant au moment de la seconde guerre mondiale. Il habitait alors à l’école des Fombiardes d’Orgnac. Il nous avait raconté ses souvenirs mais aussi montré et permis de scanner de précieux documents dont certains ont été mis en ligne sur ce site. (cliquer sur « archives » à droite de la page d’accueil et chercher les articles de février, juin, octobre 2015…)

Nous sommes si attristés de sa disparition, en juillet 2017, à l’âge de 84 ans.

 Il pensait contacter le comité départemental de la FNACA et mettre à disposition certains des nombreux documents, médailles, papiers officiels lui appartenant …ce qui aurait permis d’étoffer cette exposition nationale  très complète au niveau historique mais didactique et peu attractive pour des collégiens par exemple.

Jacques Bouysse, officier appelé du contingent,  a écrit un livre à la fois personnel et très documenté historiquement sur son temps de combattant pendant la guerre d’Algérie avec comme titre « Ma guerre sans nom. Guerre d’Algérie 1958- 1960 »

Il y a seulement quelques années, à la demande insistante de ses petits-enfants, il a pu réaliser ce travail minutieux grâce au carnet de notes prises journellement lors de son « séjour » en Algérie et soigneusement conservé par son épouse !

Une photo de Jacques Bouysse soldat appelé en Algérie trouvée dans son ouvrage et scannée avec l’autorisation de son épouse.

 Jacques Bouysse était détenteur de la carte du combattant et de la croix du combattant volontaire avec barrette  » Afrique du Nord ».

Il avait dans les cadres des Officiers de Réserve le grade de « capitaine, arme: infanterie. »

 

 

 

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le mont Mouchet 10, 11 juin 1944

Des adhérents de retour de voyage en Haute- Loire nous envoient des photos de stèles prises dans la région du mont Mouchet, stèles rappelant les morts au cours des combats subis par des maquisards regroupés en ce lieu après le débarquement en Normandie, pourchassés par la Wehmacht.

Elles parlent aussi des assassinés civils pris lors des traversées des villages par cette armée.

Pour en savoir plus, nous ne pouvons que vous conseiller d’aller voir le très intéressant musée de la Résistance  se trouvant à côté de la maison forestière, cache de maquisards, au mont Mouchet, sans omettre de regarder la vidéo faite à partir des témoignages des survivants de ces événements dramatiques … sinon d’aller voir le site de ce musée sur internet.

 

 

1 stèle en bordure de route:

« Ici tombèrent 13 héros de la Résistance »

 

 

  

2ème photo: « 10 juin 1944 ici commença le combat et tombèrent 3 héros de la Résistance ».

3ème photo: « ici tombèrent 9 héros du maquis »

Ce ne sont que quelques unes des  photos des stèles repérées. La route qui « monte » au mont Mouchet en est, hélas, bordée.

Il y en a d’autres à l’entrée de villages, à côté de cimetières, au coeur du village. En voici quelques unes:

« A la mémoire de JULIEN Clément, Lebrat Alphonse fusillés par les Allemands le 11 juin 1944 »

« Ici sont tombés le 11 juin 1944 lors de la bataille du mont Mouchet 23 de nos camarades maquisards    Toi qui passe, souviens-toi de nos morts     La Résistance d’Auvergne ».

A Clavières plusieurs monuments rappellent les pertes humaines de ce village détruit entièrement entre le 10 et le 11 juin 1944. dont celui inclus dans le cimetière: »Ici reposent les restes de 11 maquisards inconnus.

Dessous, plaque: « 1944 aux héros du maquis tombés sur le territoire de la commune pour la libération de la France ».

Au centre du village un très beau monument montre le visage du maire qui a ceint son écharpe tricolore et a marché au devant des soldats allemands afin d’essayer d’empêcher que son village soit détruit ce 10 juin 1944 mais personne ne l’a jamais vu revenir.

1ère plaque: « J’ai fait tout ce que j’ai pu. » A notre maire François Broncy mort héroïquement pour sa commune ».

2eme plaque « Le sang de l’innocent fera germer le juste » Chassang Baptiste 61 ans, Pichon Auguste 60ans, Lebre Adrien 69ans, Coutarel Raymond 42ans »

3ème plaque  CLAVIERES « village martyr  » a participé dans la mesure de ses moyens à la lutte contre l’envahisseur, a totalement été détruit par l’ennemi au cours de ses opérations de représailles »

Un détachement de la  Wehrmacht a détruit Clavières le même jour qu’une colonne SS détruisait Oradour sur Glane.

Frise chronologique photographiée dans le musée du mont Mouchet: en bleu on lit:9 juin 1944 pendaisons et rafles à Tulle; 10 juin 1944 642 civils massacrés à Oradour.

Carte visible au musée de la Résistance du mont Mouchet.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les mineurs de fond de juin 1941

Un adhérent de notre comité anacr secteur d’Objat nous demande de vous proposer à la lecture un article du Canard Enchaîné du mercredi 2 août car il estime que l’ histoire dont il est parlé mérite d’être portée à l’attention de nous tous.

Voici cet article:

Si vous avez des documents ou des témoignages à ce sujet, écrivez-nous. Nous les ajouterons à cet article.

En bas du monument du Puits du Dahomey de Montigny en Gohelle: « De ce puits la lutte armée commença le 26 mai 1941 contre l’envahisseur et ses valets.  »

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Remise des prix du concours de la Résistance

La remise des prix du concours de la Résistance de l’année 2017 pour la Corrèze en    quelques photos:


Mme Rosette Rigon- Gouffault, fille du déporté Roger Gouffault , est chargée du discours de présentation de ce concours.

(taper Roger Gouffault dans « recherche » sur la page d’accueil )

 

 

 

Remise du second prix dans la catégorie devoirs individuels pour les lycéens à Louise Lamiche du lycée E Perrier de Tulle par M le directeur Académique des services de la Corrèze (IA). A noter que Louise a reçu le 2ème prix du palmares académique aussi.

 

3ème prix des collèges pour Edgar Cosson du collège d’Arsonval de Brive remis par mme Rigon-Gouffault et mme Geneviève Loupias-Bugeac, fille de Gilbert Bugeac, compagnon de la Libération, au professeur de d’Arsonval.

 

 

Celia Bessac d’Arsonval reçoit son prix des mains de Pierre Pranchère, ancien Résistant et Roger Lissac, représentant du comité ANACR de Chamboulive.

 

 

 

 

 

 

Eliott Lambret du collège d’Arsonval de Brive reçoit son prix des mains de Jean Viacroze, déporté suite aux événements de Tulle le 10 juin 1944, et de Geneviève Maury-Gounet, du comité ANACR secteur d’Objat.

 

 

 

 

 

3ème prix des mémoires collectifs à 7 élèves du collège Clémenceau de Tulle remis par Bernard Delaunay, président de l’ANACR Corrèze et par M. Bouquet responsable des Services Administratifs de l’Education Nationale.

 

 

 

Dans la catégorie des mémoires collectifs Etienne Regnier, Emilie Vergne, Clara Porte du collège Cabanis de Brive reçoivent leur prix des mains de François Bretin et de Roger Bouillaguet, vice-présidents départementaux de l’ANACR Corrèze.

 

 

 

Comme les années passées, madame Rigon-Gouffault offre un voyage au camp de concentration de Mauthausen à l’élève de troisième ayant obtenu le premier prix au concours de la Résistance catégorie devoir individuel, collège.

C’est Dorian Malcoeffe du collège Cabanis de Brive qui a obtenu ce prix. A noter qu’il a aussi reçu le 1er prix Palmarès Académique.

 

 

UN PLUS:

Monsieur Jean Viacroze, 103 ans, déporté  de Tulle du 10 juin 1944, a eu l’agréable surprise de recevoir un cadeau de la part des 11 élèves du lycée agricole de Naves, 2ème prix au concours 2017 dans la catégorie mémoires collectifs,  qui avaient eu le plaisir de l’interviewer en cours d’année scolaire pour préparer ce concours. Il a été longuement applaudi.

 

 

 

 

[ Photos de M Maury et de JP Foch.]

 

 

 

 

 

 

 

 

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Baptiste Chadal dit Fernand

Un lecteur assidu des articles stockés dans le dossier « archives » de notre site s’étonne de n’en trouver aucun parlant de Fernand Chadal, Résistant de « la première heure », dès novembre 1940.

Pourtant les Anciens Combattants Résistants de notre comité,qui connaissaient Monsieur Chadal, avaient trouvé de la documentation le concernant au musée départemental de la Résistance, (musée qui existait alors à Tulle dans les années 1990), quand ils avaient préparé leur première exposition sur le secteur d’Objat, exposition qui nous a énormément servi lorsque nous avons décidé de faire une brochure sur l’histoire du détachement Jean Robert dans le Vaysse.

Voici le témoignage écrit de monsieur Chadal, conservé dans ce musée, dont un extrait peut se lire aussi dans « Maquis de Corrèze », et ce dès la première parution de ce livre très documenté… si vous avez la chance d’en posséder un exemplaire.

Novembre 1940, Fernand Chadal, 25 ans, employé de commerce,  est  arrêté à Tulle par la police spéciale, coupable d’avoir distribué des tracts reprenant l’appel de juillet 1940, de Maurice Thorez et Jacques Duclos, à boycoter le gouvernement Pétain et à résister à l’ennemi.

Il est condamné à 3 ans de prison , 10 ans d’interdiction de vote et récolte d’une amende: 900F réclamés en 1941, 2874F en 1942! 

Une lettre du sous-préfet de Brive est envoyée au maire de Vignols afin que Fernand Chadal soit rayé des listes électorales de cette commune .

Une demande de renseignements,  » tenant lieu de Certificat de solvabilté », est  envoyée à la mairie, un an plus tard, émanant de la perception de Limoges. Le 18 juillet 1942, le maire y répond que Baptiste Chadal était « né dans la commune, mais n’ y travaillait pas, serait actuellement en prison, n’a plus ses parents » avec la mention « néant » en face de la rubrique valeur des meubles saisissables.

 

Aux élections municipales de 1946, nous trouvons dans la liste des nouveaux conseillers municipaux, le nom de  Fernand Chadal. (voir document dans l’article sur les conseils municipaux mis en ligne en novembre 2016( cliquer sur  « accueil » puis « archives » et « nov 2016 »)

Si vous avez en votre possession d’autres documents parlant de M Chadal, contactez-nous, nous complèterons cet article avec plaisir.

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’école de Fanlac, Dordogne

Nous souhaitons parler de l’école de Fanlac, où est allé « Jo » Guérin.

Monsieur Guérin n’était pas un homme très bavard. Quand nous lui avons demandé quelle « formation » il avait eu pour devenir un des encadrants de groupes FTPF il a simplement dit qu’il avait été désigné pour aller à l’école de Fanlac. Nous le citons :

« Envoyé en stage à l’Ecole des Cadres de l’Interrégion FTPF installée à Fanlac (Dordogne), je suis nommé responsable militaire de Détachement et chargé d’implanter un camp de maquis dans la région d’Objat- Pompadour en septembre 1943. »

Nous trouvons mention de cette école dans plusieurs récits de Résistants FTPF de la région.

Par exemple dans le  témoignage écrit en 1981 de monsieur Yves Elouet, dit « Yvon », « Jean », « Olivier », lieutenant FTPF, commandant la 233ème compagnie FTPF, sous/secteur C de la Corrèze. En voici un extrait:

 

 

 

Nous avons aussi en notre possession une coupure de journal de 1974 ( L’Echo du centre) où se trouve le témoignage de Roger Lescure revenu sur les lieux pour le 30ème anniversaire de la libération de la Corrèze par les FFI. En voici quelques extraits: «  … C’est là dit Lescure, que nous faisions l’entraînement. Il fallait en effet donner aux stagiaires une grande résistance physique. Les longues marches de nuit étaient courantes. Parfois on s’exerçait au tir réel malgré le bruit. Mais en 1943, nous n’avions pas assez d’armes et de munitions pour le pratiquer couramment…

… Nous les recevions de tous les départements de la R5: Indre, Haute-Vienne, Dordogne, Corrèze, Creuse…

… Chaque promotion de l’école des cadres de l’Espicerie participait en principe à une opération contre l’ennemi, effectuait comme qui dirait un exercice pratique… » 

(Nous pensons que le 2 février 1944 plusieurs groupes FTPF se sont trouvés à Larche dont un groupe venant de Fanlac avec Charles Piquaud, un autre étant le groupe Jean Robert venu délivrer un des siens fait prisonnier la veille).

 

 

 

 

 

 

 

 

Du détachement FTPF Jean Robert, nous savons aussi que André Mérat dit Blazy et Jean Boyer dit Olive ont bénéficié d’une formation acquise à l’école de Fanlac, ce qui a valu à « Blazy » d’occuper le poste d’adjoint technique et à « Olive » celui d’adjoint aux effectifs.

 

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Baptiste Touron alias Michel

Monsieur Touron nous a quittés en janvier 2011, il y a déjà six ans.

Madame Touron , son épouse, nous a fait passer une lettre écrite par Michel Lissansky en 1945, par rapport à ses « états de service dans la Résistance ».

Nous vous la transcrivons ci- dessous pour une lecture plus aisée et vous mettons aussi la lettre manuscrite et signée de la main du Résistant « Michel André » ou Michel Lissansky.

 » Objat le 11 9 1945

Je soussigné Michel Lissansky dit « Michel André » ex-responsable clandestin puis légal du Front National pour la région inter cantonale Ayen, Vigeois, Lubersac, Donzenac et Juillac en 1944, ex-lieutenant FTPF-FFI s/secteur B de la Corrèze sous les ordres du capitaine « Félix » alias Vialle d’Uzerche, actuellement membre du Comité Directeur de la Confédération Générale des Anciens Internés et Déportés politiques 14 Bd Montmartre Paris 9ème, certifie que monsieur Baptiste Touron à Charriéras par Objat, Corrèze, a contracté en service commandé aux FTPF-FFI en 1944 (Maquis de la Corrèze) une affection pulmonaire l’ayant contraint à quitter son service en décembre 1944.

Je certifie que monsieur Touron remplit à différentes reprises dans la période clandestine des missions périlleuses dont il se tira avec honneur et pour le plus grand bénéfice de la lutte contre l’oppresseur nazi et ses valets de Vichy.

Ce jeune homme a été un exemple de patriotisme pour ses camarades et j’espère que la solidarité de tous les Français républicains et patriotes jouera pour lui.

Signé:  Michel Lissansky, 57 rue Dauphine, paris 6ème

Inspecteur aux Affaires Sociales

Ex otage à la Santé (Gestapo) à Paris en 1941″

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